Investir dans l’économie réelle

Par Marc-André Nantais

Au cours des trente dernières années, les soubresauts de la conjoncture n’ont pas menacé la croissance des placements des ménages à long terme. Pourtant, de nombreux acteurs du milieu de la finance anticipent la fin de cet âge d’or en Bourse.

Des modèles d’affaires disruptifs, une technologie qui galope, la réduction de la marge de manœuvre des banques centrales pour jouer avec les taux d’intérêt ou empêcher les grands de tomber et les revers du libre-échange sont autant de signaux à ne pas ignorer.

Les investisseurs institutionnels qui gèrent les fonds de retraite à grande échelle prévoient ce changement de paradigme depuis un moment. Comment ? En plaçant du capital dans d’autres classes d’actifs qui ne sont pas liées aux performances des marchés financiers. Pour contourner l’éventualité d’un essoufflement des rendements dans les vingt prochaines années, il existe des possibilités de capitalisation dans l’économie réelle. Vous pouvez, vous aussi, placer votre argent dans des produits liés au financement immobilier ou à des projets d’infrastructure. Des secteurs qui ne risquent ni l’obsolescence ni les effets domino en Bourse.

Si vous avez les moyens de faire des investissements financiers pour sécuriser votre avenir ou réaliser des gains en capital, il ne faut plus vous attendre à décrocher la Lune avec un portefeuille traditionnel à longue échéance. Certaines firmes proposent aux particuliers des catégories d’actifs utilisées par les grandes caisses de retraite. Investir dans l’immobilier, les infrastructures ou d’autres classes d’actifs que les actions et les obligations, c’est possible et c’est rentable.

Marc-André Nantais a grandi près de Montréal. Après avoir étudié à HEC, il a fait ses classes chez Goldman Sachs et chez Bank of America à New York. Marc-André est aujourd’hui vice-président chez Connor, Clark & Lunn. Il conseille des particuliers, des familles et des couples dans leurs choix financiers.