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Faire des affaires à l’international et surtout les réussir, exige une préparation adéquate
Mondialisation, besoins d’ailleurs, le voyage est aujourd’hui une réalité incontournable et il est totalement intégré au processus de développement d’affaires à l’international. Avec l’évolution sociale et les progrès technologiques, le voyage est devenu accessible à tous. Les déplacements sont plus courts et moins exigeants que naguère.
Le plus grand voyageur (dit-on) est le touriste, mais il est peu à peu rattrapé par le voyageur d’affaires, émissaire de ces entreprises tentaculaires de plus en plus nombreuses qui cherchent à avoir leur part du gâteau de l’économie globale.
Faire des affaires à l’international et surtout les réussir, exige donc une préparation adéquate. Une préparation qui ne se limite pas à connaître la réglementation et la langue du pays d’accueil mais surtout la façon de faire, la façon de vivre et plus profondément sa culture, ses règles d’étiquette et de protocole. Vous avez besoin de plus que votre passeport et votre attaché-case à votre arrivée dans le pays de votre client. Et plus qu’un chauffeur et une réservation d’hôtel pour le recevoir chez vous.
Un nombre considérable de compagnies échouent dans leur développement d’affaires à l’étranger par manque de préparation de leur employés expatriés et (plus encore) de leur famille. Les études statistiques démontrent qu’un pourcentage significatif d’expatriés rentrent avant la fin de leur contrat. Et ces mêmes études considèrent la formation interculturelle de pré-départ un pré-requis important dans l’ensemble des facteurs qui favorisent l’intégration des expatriés et du succès des affaires à l’étranger. Développer une conscience globale est la clé. Comprendre pourquoi des gens autour du monde se comportent différemment peut vous éviter certains faux pas lors de vos voyages et de vos échanges internationaux.
Réussir à l’international c’est être conscient de la diversité culturelle et respecter les règles de protocole, les coutumes et l’étiquette des autres. Ne pas prendre pour acquis, que des pays qui partagent la même langue ou le même espace géographique, possèdent les mêmes notions culturelles. Prenons l’exemple de l’Europe :
En Europe, L’utilisation du titre académique (ex. Dr) est un signe de respect en Italie, en Allemagne, en Autriche. En Italie, les étudiants obtiennent un titre avec leur diplôme universitaire (dottore, avvocato, ingegnere, professore…) et s’attendent à ce que vous l’appliquiez. En France, un Madame…, Monsieur…est suffisant mais le tutoiement n’est pas d’usage au premier abord.
A l’exception des pays du Sud et de l’Est de l’Europe (où la bise est souvent pratiquée), la poignée de main est la façon courante de saluer. Les Autrichiens sont très fiers de leur caractère particulier et de leurs réalisations ; Mozart n’était pas Allemand ! Les Flamands et les Wallons en Belgique, sont aussi différents que les Français et les Allemands et veulent être distingués ainsi. Pour saluer, faire la bise (trois fois) est plus fréquent chez les Flamands, alors que chez les Wallons, la poignée de main est plus usuelle. En Grèce, la ponctualité n’est pas une règle absolue. En Espagne, elle n’est prise au sérieux que lors d’une corrida, alors qu’aux Pays Bas c’est un must. Et en Suisse, inutile de vous rappeler que la ponctualité est un mode de vie et leurs montres sont très exactes…
Lors de vos voyages d’affaires, le respect du protocole des salutations, des présentations, de la carte d’affaires… est un minimum.
Aussi, portez une attention particulière à votre langage non-verbal et à votre gestuelle. Un geste anodin dans votre pays peut être considéré comme une offense voire une insulte dans un pays de culture différente.
Par exemple, le signe OK, cercle formé par le pouce et l’index, avec les trois autres doigts pointés vers le haut, veut dire OK en Amérique du Nord, zéro en France, de l’argent au Japon. Mais dans des pays comme le Brésil, la Russie ou encore l’Allemagne, ceci signifie une partie intime du corps. Inutile de vous dire que c’est un geste à éviter absolument dans ces pays. Soyez donc plus attentifs aux sensibilités culturelles des autres lors de vos déplacement ou lorsque vous recevez des étrangers chez vous. La prochaine fois qu’une personne étrangère vous paraitra froide, distante, lente ou trop pressante, considérez sa différence culturelle. Ses repères de communication, son rapport avec le temps et avec l’espace sont, tout simplement, différents des vôtres.
Bon Voyage !

Nadia Ferrah
Coach, formatrice et conférencière
Consultante en Étiquette en Affaires et Protocole International
Vous voulez vous distinguez et ne savez pas comment ? Écrivez à Nadia, elle se fera un plaisir de vous répondre. Retrouvez-la aussi sur Twitter.





1 Commentaire
Bonjour Nadia, je vous remercie d’avoir partagé cet article sur les différences d’étiquettes de divers pays. J’ai trouvé cela fort intéressant.