Token du panier = 1a30ced31326cbaa90dd033f54bffa04
Token du client = 293c876969999a9454ecf9d2357edb87
Url du panier = http://premieresenaffaires.com/spip.php?page=echoppe_panier
Total item panier = 0
Statut du panier = temp
id_auteur =
id_auteur_tmp =
Abonnez-vous ! 6 numéros par année
Contenus web et avantages exclusifs
  • ACTUALITÉS
  • BILLETERIE
  • BLOGUES
  • DOSSIERS
  • ÉVÉNEMENTS
  • FEMMES D'EXCEPTION
  • MAGAZINE
  • WEB TV
  • Chaque lundi, découvrez l’entrevue d’une de nos Incontournables du secteur de la santé. Cette semaine, Sybil Dahan, Présidente de Triton Pharma Inc.

    Parlez-nous de votre parcours…

    J’ai fait mes débuts comme biochimiste, puis j’ai travaillé dans une compagnie qui s’appelle Merck-Forst pour terminer mon diplôme universitaire et c’est là que j’ai réalisé que ce n’était pas en recherche mais plutôt le côté marketing qui m’intéressait un peu plus. Alors j’ai fait un cheminement que je considéré un peu traditionnel au début : représentante, ensuite j’ai bifurqué, j’ai fait un peu de formation pour éventuellement rentrer en marketing.
    C’est là finalement que j’ai eu cet amour de pouvoir jumeler ma passion scientifique avec l’art du marketing. Alors, ça, ça m’a amené à faire de belles choses, toujours bien entouré de bonnes équipes et je dois dire que j’avais visé depuis le début de gérer une entreprise. J’ai eu l’opportunité de quitter Montréal en 2001 avec la compagnie avec laquelle je travaillais à ce moment là, les laboratoires Abbott.

    Je me suis rendue à Chicago pour travailler comme directrice commerciale pour l’Amérique latine. Et là j’ai passé deux ans et demi à œuvrer avec une filiale en Amérique latine pour me préparer pour éventuellement gérer une filiale. C’est là, en 2003, que j’ai quitté pour la Suède et j’y suis restée quatre ans et demi, à gérer la filiale là-bas. Ça a été, je dois le dire, le summum de ma carrière. Mais bon, à un moment, il fallait revenir à la maison.
    Pour des raisons familiales, je suis donc revenue à Montréal, toujours pour les laboratoires Abbott mais en quête de finalement prendre toutes ces leçons et de les appliquer à une plus petite entreprise, une PME, toujours dans le même domaine d’industrie.

    Pourquoi avoir choisi Triton Pharma ?

    Après avoir fait appel à une connaissance, j’ai voulu découvrir les petites entreprises dans le domaine. Comme je l’ai dit, j’ai travaillé principalement avec des très grandes compagnies, on appelle ça les « big pharmas ». Alors on est à super bonne école, très bien, mais je voyais en faisant un peu d’introspection, que l’environnement qui me plaisait le plus, c’était quand c’est tout petit en pleine croissance. Et c’est là que j’ai réalisé qu’à chaque fois que je bougeais, finalement il y avait quelque chose à démarrer. J’étais là, j’adorais travailler dans un environnement avec un peu plus d’adrénaline où il fallait tout mettre en place, mettre la structure en place et quand c’était prêt, et bah là, je quittais, j’allais ailleurs.
    Donc c’était ce même concept-là que je recherchais. Alors dans notre industrie, c’était très clair qu’il fallait que j’aille vers une petite organisation.
    Et donc Triton, fondée en 2005, encore toute jeune, cherchait à ce moment-là un individu qui pouvait les mener à leur prochaine phase. Et c’est comme ça qu’on s’est rencontré.

    Que pensez-vous apportez à votre entreprise ?

    Jusqu’à un certain point, les connaissances du marché, les connaissances de gestion d’entreprise et dans le domaine pharmaceutique. Je pense qu’aussi, si je peux me permettre de me vanter un peu, c’est vraiment le travail d’équipe.
    Comme nous sommes une petite équipe, il faut premièrement comprendre qu’on doit tout faire, même si on a tous un titre, moi je vois ça plutôt comme un rôle qu’on a à jouer, mais se rouler les manches, devoir faire d’un peu de tout, pouvoir vraiment mobiliser cette équipe et de performer au-delà de nos attentes, c’est vraiment ce que j’apporte.
    Toujours en s’amusant, c’est très important, il faut rire. Ça on le fait aussi.

    Quel a été le plus gros défi dans votre carrière ?

    Je dois dire que c’était vraiment de faire le saut en Suède. Pour maintes raisons. Premièrement, autant ça a toujours été mon objectif de carrière, partir à l’international, donc d’œuvrer dans une région, dans un pays que je ne connaissais pas. C’est très différent. Et aussi finalement que là j’atteignais mon objectif. Et on a toujours, on se pose toujours la question est-ce que je vais réussir, est-ce que je vais finalement être capable parce que tout repose sur moi. Et en réalité, je me mettais un peu trop de pression. Parce que la beauté, c’est de pouvoir éventuellement apporter tout ce que j’avais voulu essayer le long de ma carrière en tant que leader et là, me dire « j’en suis responsable ».

    Alors justement de monter une organisation, lui donner une certaine direction. On va au-delà de l’objectif financier, moi je parle plutôt de leur donner une vision. Qu’est ce qu’on a à accomplir finalement. C’est très beau de dire que l’on veut atteindre un certain chiffre mais dans le cas de la Suède, c’était très important d’être un partenaire responsable et ce mot en suédois, c’est un mot très puissant car ils ont le respect d’autrui.

    C’est très important la transparence, d’être honnête, de tout dire, de pouvoir être ce partenaire responsable idéal avec nos clients, avec les centres hospitaliers avec le gouvernement et ça on a réussi à le faire. Alors de vraiment pouvoir mobiliser cette organisation là et leur dire « Allez y, faites ce que vous avez à faire de la manière la plus responsable, à la suédoise » et ça c’était super. C’était super parce que nous avons l’opportunité d’aller vers nos clients et de leur demander ce qu’ils pensaient de nous et les mots comme partenaires et responsables en sont ressortis avant même qu’on lorgnait ces mots là, alors là on a atteint notre vrai objectif.

    Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ? Le côté santé ou gestionnaire ?

    C’est beaucoup plus le côté gestionnaire parce que ça fait très longtemps maintenant que je passe beaucoup plus de temps à obtenir des résultats par l’entremise des actions des autres, alors pour moi c’est toujours d’essayer d’obtenir le maximum d’une équipe. Je répète ce mot souvent. Pour moi, c’est vraiment un travail d’équipe, je fais mon plus beau travail quand je suis en équipe.

    C’est pouvoir voir comment chaque individu dans une équipe a un rôle bien spécifique à jouer et comment, quand ils forment cet ensemble-là, sont beaucoup plus performants que s’ils le faisaient de manière individuelle. C’est toujours trouver ces moyens de motiver les gens et de voir que finalement ils sont beaucoup plus performants en équipe.

    Ça, je peux passer des heures, des jours, des semaines à y penser, à leur parler et ça c’est très important, je dois être disponible pour ces gens-là. Finalement, je dis « je fais rien vu que je suis là pour eux »

    Est-ce que ça a fait une différence pour vous d’être une femme dans ce milieu ?

    On m’a souvent posé cette question. Et chaque fois je me dis, pourtant j’ai fait ce qui était naturel pour moi, c’est-à-dire que je n’y pense pas. Je ne pense pas « je suis femme, je dois agir différemment » et jusqu’à un certain point, je réalise qu’au contraire, il faut être soi-même, être naturel.

    Croire en quelque chose et apporter ça à l’équipe, c’est à eux de l’accepter. Et s’ils ne l’acceptent pas, c’est peut-être pas la bonne équipe pour moi non plus. Donc je l’ai toujours vu comme ceci mais j’ai vu aussi l’envers de la médaille. J’ai aussi vu certaines femmes qui agissaient d’une certaines façons, parce qu’elles pensaient que c’était comme ça qu’il fallait agir dans un milieu d’hommes.

    Quel genre de comportement ?

    Des comportements assez agressifs, des comportements beaucoup plus individualistes. Et je ne dis pas que ce sont des comportements d’hommes. C’est probablement la façon que ces femmes-là ont vu comment les hommes agissent et se sont dit « c’est comme ça que je dois agir ». Et jusqu’à un certain point, quand je pense à certaines, ce sont des contributions individuelles qu’elles apportent et non des contributions collectives. Alors non, j’ai toujours dit « au naturel », voilà qui je suis, voilà comment je fais les mêmes choses. Et ça a bien réussi finalement. Je ne peux pas dire que j’ai eu beaucoup de difficultés, je n’ai jamais ressenti que j’étais lésée d’une manière ou d’une autre parce que j’étais une femme.

    Ce n’est pas le genre qui prend le dessus, c’est vraiment le style de gestionnaire, c’est le style de leadership qui compte et finalement c’est de reconnaître les individus que nous avons autour de nous : comment les aborder, comment les respecter, comment les gérer. Et donc j’ai jamais fait de différences, que ce soit moi femme à gérer un homme ou une femme, ou même quand je regarde mes collègues.

    Je me souviens, encore là en Suède, je devais donner une présentation lors d’un congrès « femme exécutive en Suède » et je leur avais dit que justement, pourtant il n’y a que des femmes dans cette audience, mais j’aurai pu faire la même présentation s’il n’y avait que des hommes, que vraiment le leadership c’est ce que l’on a dans le cœur…et la logique. Il faut jumeler les deux.

    Oui je suis femme, mais je m’identifie plus à une mère de, épouse de, fille de…. et de là qui je suis. Et je fais la même chose dans mon équipe.

    Est-ce qu’il y a un message que vous voudriez faire passer à d’autres femmes en affaires ?

    Outre le message que tout est possible si on reste soi-même, il faut établir des objectifs, il faut savoir ce qu’on veut, et il fait savoir qui nous sommes aussi, ça c’est très important. Et ça je l’ai dit à toute personne qui me demande quel est le secret de mon succès. Je suis qui je suis et je n’ai pas changé et je m’assure que tout le monde sache que, comme on dit en anglais « What you see is what you get ».

    Laissez nous un commentaire



    modération à priori

    Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ? (optionnel)
    Un message, un commentaire ?
    • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

    Connexion

    514 876 0014

    Je suis abonné

    Veuillez entrer l'identifiant qui se situe sur l'étiquette-adresse de votre magazine

    Je ne suis pas abonné

    Passez à l'étape suivante

    Première connexion ? Vous recevez le magazine et vous ne vous êtes jamais connecté en ligne: Créer mon compte.

    Abonnement

    514 876 0014

    Panier d'achat

    Vous aurez très prochainement la possibilité de commander vos évènements et abonnements en ligne. En attendant, vous pouvez nous contacter au (514) 876 0014 ou par courriel. Merci de votre compréhension.