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  • Sylvie Gagnon, directrice générale de Technocompétences. Crédit : Gunther Gamper

    Je terminais la lecture du cahier préparatoire aux Assises nationales de la recherche et de l’innovation – elles ont eu lieu les 15 et 16 avril, à Québec – et je planifiais de rencontrer la directrice générale de Technocompétences, Sylvie Gagnon, pour qu’on reprenne notre conversation d’il y a un peu plus d’un an.

    J’avais alors fait un blogue sur elle et sa vision de la place des femmes et de la relève en sciences et technologies. Je voulais voir avec elle comment pourrait s’intégrer, ou pas, une stratégie numérique dans la future politique québécoise de la recherche et de l’innovation.

    Je voulais faire le point et revenir sur une citation du cahier préparatoire aux Assises (p. 36), qui m’avait particulièrement interpellée : « C’est par la maîtrise de principes scientifiques de base que l’individu façonne sa vision du monde, apprend à différencier les affirmations vraies de celles qui sont fausses, et forge ainsi son esprit critique. »

    Je voulais l’entendre sur l’application de cette belle citation et sur son ancrage dans notre système scolaire ; je voulais également qu’on regarde si les statistiques sur les diplômées universitaires en sciences, technologies et ingénierie s’étaient améliorées et surtout, si le taux de décrochage des femmes d’emplois exigeants après l’obtention de tels diplômes se maintenait, régressait ou progressait. Un an et des poussières, c’est bien peu, pour noter une amélioration sensible, j’en conviens, mais même les petits pas sont une forme d’encouragement, me disais-je.

    Le jour convenu, l’entrevue avec Sylvie Gagnon ne s’est pas du tout déroulée comme prévu. Elle venait d’annoncer sa démission de l’organisme qu’elle dirige depuis une quinzaine d’années. Quinze ans consacrés à la promotion, au développement et à la formation en sciences et en technologies.

    Elle est dans la force de l’âge, pourtant. Notre conversation s’est détournée sur une chronique récente de Nathalie Petrowski, intitulée Nées pour une petite ambition, à la suite de la parution d’un livre de la directrice générale de Facebook, Sheryl Sandberg, sur le sujet. Et nous voilà parties à essayer de répondre à la question : nous, les femmes, manquons-nous d’ambition ?

    Est-ce manquer d’ambition que de ne pas suivre un plan de carrière bien défini ? De prendre des virages parfois non conventionnels, voire surprenants ? De vouloir exercer son influence autrement que par la traditionnelle dynamique du pouvoir ? De définir un leadership au féminin qui s’éloigne des voies tracées ? Etc., etc.

    Évidemment que nous ne sommes pas dupes : il y a des chemins et des règles incontournables pour atteindre des niveaux de responsabilités élevés. Mais force est de constater que nous avons notre manière de faire et que nous sommes prêtes à mettre entre parenthèses l’évolution linéaire de notre développement professionnel pour aller nous ressourcer ailleurs, vraiment ailleurs. Sylvie Gagnon, par exemple, rêve, après le mois de juin, moment de son départ de Technocompétences, d’un blogue sur les jardins communautaires, une passion pour elle. Et de bien d’autres projets qu’elle tient secrets, pour le moment, et qui, selon moi, ne sont peut-être pas aussi éloignés des technologies qu’on pourrait le croire.

    Car elle est toujours aussi convaincue de l’importance de promouvoir tout de qui touche à l’univers des TIC ; de comprendre les besoins de formation des PME en cette matière, dans un contexte de consolidation ; et de favoriser le décloisonnement des programmes d’études en privilégiant, le cas échéant, la notion de passerelle entre les cours, les divers types de diplômes et les établissements. Finalement, elle met l’accent sur l’inclusion de la différence, qui devrait caractériser une stratégie numérique qui nous est propre. Pour reprendre ses mots, « le numérique fait partie de cette nouvelle façon de se redéfinir. »

    Pas étonnant quand on fait preuve d’une telle ouverture que les jardins communautaires puissent succéder aux technologies, qui elles-mêmes ont suivi une expérience dans le milieu des musées puisque Sylvie Gagnon a dirigé pendant six ans la Société des musées québécois. Nous nous sommes quittées en nous disant que nous étions ambitieuses à notre manière, guidées par une grande curiosité qui nous amène à explorer des secteurs qui nous sont inconnus, peu importe qu’on y soit à l’aise ou pas au début, confiantes que le temps saura faire son œuvre.

    L’ambition de relever des défis avec panache, quoi !

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