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  • David Altmedj, The Flux and the Puddle (2014). Photo : James Ewing. Source : MACM

    L’été muséal sera chaud à Montréal. Une exposition Rodin au Musée des Beaux-arts, une présentation, au Musée McCord, du travail du célèbre photographe de mode Horst, et David Altmejd au Musée d’art contemporain. Trois expositions majeures, déjà présentées en Europe et qui viennent nous visiter à Montréal, le temps d’un été. Dans cette chronique, je m’attarde sur Altmejd et son exposition Flux.

    David Altmejd, Flux (suivre le lien), au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) - Du 20 juin au 13 septembre

    Flux, de David Altmejd, sera une exposition d’envergure, qualifiée de bilan critique de type rétrospectif par Josée Bélisle, conservatrice des collections au MACM. Elle réunira une trentaine d’œuvres réalisées par l’artiste québécois de renommée internationale au cours des 15 dernières années. Il s’agit d’une première collaboration entre le Musée d’art moderne de la Ville de Paris et le Musée d’art contemporain de Montréal. L’exposition a été présentée à Paris, du 10 octobre au 1er février 2015. Entre Paris et Montréal, le Mudam Luxembourg en a accueilli une version abrégée, reconfigurée par l’artiste, du 7 mars au 31 mai 2015.

    J’ai lu une entrevue de David Altmejd, faite par Canadian Art, au cours de laquelle il présente son exposition. Quoi de mieux que de laisser parler l’artiste lui-même ! Voici ce qu’il en dit :

    « L’exposition sera divisée en périodes, pas nécessairement chronologiques. Je veux qu’émane de chaque salle une atmosphère complètement différente. La première œuvre qui ouvrira l’exposition sera un portrait de ma sœur Sarah. Cela évoque le néant pour moi. C’est un buste donc de ma sœur que j’adore, avec un trou noir en lieu et place du visage. C’est comme l’univers une fraction de seconde juste avant le Big Bang. C’est juste de l’espace. La première salle sera plongée dans l’obscurité afin de représenter le début de mon travail comme sculpteur, avec des œuvres à caractère architectural, développées à l’horizontal. J’aime cette idée de débuter l’exposition dans l’obscurité avec des objets qui ont l’air de flotter et de ne pas être complètement formés. Dans la seconde salle, tout est sur un plan vertical ; il y a des géants, c’est plus grandiose, classique, monumental et cela baigne dans la lumière. Par la suite, ce sera différent. Il y aura cinq ou six espaces distincts » (traduction libre).

    Il explique également le titre choisi pour l’exposition : « Flux est un mot qui fait partie du titre de la pièce principale de l’exposition, The Flux and the Puddle. C’est la pièce la plus importante parce que c’est la dernière que j’ai faite, et aussi parce que c’est une sorte de synthèse. C’est une œuvre monumentale qui contient tout ce que j’ai fait en sculpture depuis le début de ma carrière. Tous les matériaux, toutes les références. C’est devenu comme un atelier en soi ; toute la sculpture a été construite à l’intérieur d’une boite géante en plexiglas qui a occupé pratiquement l’entièreté de l’espace de mon atelier. Quand je voulais créer des objets à insérer dans la sculpture, en fait je devais les construire à l’intérieur de la boite elle-même. C’est quelque chose qui m’a toujours intéressé : l’idée que l’objet conserve la mémoire de sa fabrication. Un objet contient l’énergie qui a été engagée au cours de sa fabrication. C’est en partie ce qui m’intéresse tellement à propos du corps humain. Ce qui rend le corps humain si incroyable, c’est qu’il est capable de produire de l’énergie, de se transformer, de se développer. C’est quelque chose que j’essaie toujours d’introduire dans les sculptures que je fais, cette idée d’énergie. Je suis un fétichiste de l’énergie » (traduction libre).

    Je cite un dernier propos de Altmjed, en réponse à l’intervieweuse Isa Tousignant, qui lui demande, après avoir observé qu’il travaille à la fois avec le macro et le micro, s’il voit ces deux dimensions comme en opposition : « J’aime faire des aller-retours entre le micro et le macro. J’aime réfléchir à l’infini, j’aime penser aux possibilités de l’infiniment grand, et aussi de zoomer sur l’infiniment petit, ce qui en fait est semblable. L’intérieur et l’extérieur, c’est la même chose. Ce qui est à l’intérieur de nos esprits et là-bas dans l’univers, c’est exactement la même chose. J’aime aussi le changement d’échelle dans mon processus de travail (…) J’ai le sentiment que la complexité du processus de travail donne de la complexité à l’œuvre, de la même manière que l’énergie mise dans la production a pour effet de lui insuffler une énergie. Je veux que mon travail donne l’impression de contenir toute l’intelligence qui a été mise dans sa création » (traduction libre).

    L’entrevue ne se termine pas là. Je vous invite à la lire en entier : David Altmejd’s Seven-Year Itch by Isa Tousignant, 20 mai 2015 (suivre le lien). Aussi, à assister à une conférence de l’artiste au MACM, le jeudi 18 juin 2015, 18 h (billets en vente au coût de 10 $ à compter du 9 juin, 11 h).

    Biographie

    Né en 1974 à Montréal, David Altmejd vit et travaille à New York. Il intègre la section « arts visuels » de l’Université du Québec à Montréal pour étudier le dessin et la peinture, et il en ressort sculpteur en 1998. Passionné de sciences biologiques et de cinéma fantastique, il s’expatrie à New York. En 2001, il est diplômé des beaux-arts de l’université de Columbia. David Altmejd a représenté le Canada en 2007 à la 52e Biennale de Venise avec l’installation The Index et a participé aux Biennales du Whitney Museum en 2004 et d’Istanbul en 2003.

    Pour en savoir plus : lire la très intéressante thèse de maîtrise en Histoire de l’art de Marie-Ève Tanguay (Unviversité Laval, 2014). Cette thèse s’intitule La métamorphose dans l’œuvre de David Altmejd, et est accessible via Internet en reprenant sur Google le titre de la thèse et le nom de son auteure.

    Jon Rafman (suivre le lien), au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) - Du 20 juin au 13 septembre

    Cet artiste montréalais, né en 1981, connaît un succès et une visibilité remarquables : expositions au New Museum (New York, 2010), à la Saatchi Gallery (Londres, 2012), au Musée d’art contemporain (Rome, 2010), au Palais de Tokyo (Paris, 2012) et au Fridericianum (Kassel, 2013) ; et articles dans les revues Artforum, Art in America, Modern Painters et Frieze. Il se sert de la vidéo, de la photographie, de la sculpture et de l’installation afin d’étudier la place de la technologie dans la vie contemporaine.

    Métamorphoses. Dans le secret de l’atelier de Rodin (suivre le lien), au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) - Du 30 mai au 18 octobre Imaginée et mise en tournée par le MBAM, en collaboration avec le musée Rodin, Paris, cette exposition est la plus importante jamais consacrée à Rodin au Canada. Elle comprend 171 sculptures, des croquis, des aquarelles ainsi qu’une sélection des 70 clichés par Eugène Druet, photographe collaborateur de Rodin, récemment acquis par le MBAM.

    Horst, photographe de l’élégance (suivre le lien), au Musée McCord - En cours jusqu’au 23 août 2015

    L’exposition, organisée et mise en circulation par le Victoria and Albert Museum, Londres, est la première grande rétrospective des oeuvres de Horst P. Horst (1906-1999), artiste de légende reconnu comme maître de la lumière, de la forme et de la composition et comme l’un des plus influents photographes de mode et portraitiste du vingtième siècle à Paris et à New-York, et qui a vu ses clichés publiés dans d’innombrables numéros de Vogue. Présentée en exclusivité nord-américaine, l’exposition comprend, entre autres, plus de 250 tirages et des robes haute couture de créateurs, parmi lesquels Chanel, Lanvin et Vionnet.

    À propos de l’auteure

    Carole Morin détient une maîtrise en psychologie ((Université d’Aix-Marseille, France). Elle a aussi fait des études au Baccalauréat en arts plastiques et au Baccalauréat en histoire de l’art (UQAM). Elle est également riche d’une formation en danse et en théâtre d’improvisation ((The Moving Center, New York), ainsi qu’en créativité (Seymour Segal, Montréal). Après avoir œuvré de nombreuses années dans le domaine de l’éducation (d’abord comme psychologue, puis comme agent de recherche), elle se consacre, à partir de 1999, aux arts visuels. Membre professionnel du Regroupement des artistes en arts visuels (RAAV), elle est artiste-peintre ; elle pratique également les arts d’impression (gravure et estampe numérique). Elle est représentée par la Galerie d’art Michel-Ange (Vieux-Montréal). Enfin, elle collabore avec Premières en affaires depuis septembre 2010. Pour en savoir plus : carolemorin.com (suivre le lien).

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