Token du panier = 6e1b6fac615b38d5b0c7f0e8d2025167
Token du client = e298fef16b67d826de0b17d953cd35b8
Url du panier = http://premieresenaffaires.com/spip.php?page=echoppe_panier
Total item panier = 0
Statut du panier = temp
id_auteur =
id_auteur_tmp =
Abonnez-vous ! 6 numéros par année
Contenus web et avantages exclusifs
  • ACTUALITÉS
  • BILLETERIE
  • BLOGUES
  • DOSSIERS
  • ÉVÉNEMENTS
  • FEMMES D'EXCEPTION
  • MAGAZINE
  • WEB TV
  • Crise de confiance. Désenchantement. Désillusion. Malgré tout, certaines petites et moyennes entreprises et multinationales québécoises ont choisi de prendre le taureau par les cornes pour combattre une fois pour toutes la morosité ambiante. Elles ont trouvé des pratiques innovantes pour rendre leurs employés plus heureux et donc plus performants.

    Le cynisme envers nos institutions et nos politiciens n’épargne pas le monde des affaires. « On a beau mettre en place les meilleures politiques de ressources humaines du monde… Elles ne donnent absolument rien si les employés n’ont plus confiance en leurs employeurs », explique d’emblée Alain Gosselin, professeur titulaire au département de la gestion des ressources humaines et directeur de la formation des cadres et des dirigeants aux HEC Montréal. Selon lui, les entreprises qui réussissent le mieux à se tirer d’affaire sont celles qui ont réellement à cœur le bien-être de leurs employés et qui entretiennent un réel dialogue avec eux.

    Alain Gosselin, qui enseigne aux plus hauts dirigeants d’ici, est persuadé que ce sont les qualités intrinsèques de l’entreprise qui changent vraiment la donne. Une vision partagée par Mathieu Guénette, directeur des services professionnels à Brisson Legris et associés : « La table de billard ou le gros salaire peuvent distraire un moment. C’est vrai… Mais ce n’est pas assez, car l’employé doit avoir l’impression que son travail est véritablement valorisé », insiste-t-il. Le défi principal de toute entreprise est donc de faire en sorte que ses employés aient l’impression de contribuer à quelque chose qui est plus grand qu’eux.

    Or, le contexte économique, les aléas du marché et la volatilité générale du monde des affaires font régner l’incertitude. Conjuguée au développement exponentiel des nouvelles technologies, celle-ci bouleverse en permanence le monde du travail. Et les compagnies qui savent tirer leur épingle du jeu sont celles qui sont capables de former des employés agiles, c’est-à-dire capables de progresser dans cet univers en constant mouvement.

    Employeur de rêve

    Pour développer l’agilité, le talent et le potentiel de leurs employés, Exportation et développement Canada (EDC), une organisation réputée pour la solidité de ses politiques en ressources humaines, a multiplié les lieux d’échanges entre eux. Ceux-ci peuvent échanger virtuellement et l’utilisation des réseaux sociaux sous toutes ses formes est aussi encouragée. « Chez nous, plus des deux tiers de nos employés disent vouloir contribuer davantage au succès de l’entreprise », se réjouit Catherine Decarie, première vice-présidente ressources humaines d’EDC. « Nous avons posé la question suivante à nos employés : “ Est-ce que l’organisation vous donne envie d’en faire plus que ce qui est demandé ? ” 71 % nous ont dit oui », affirme-t-elle, non sans fierté.

    Trois raisons expliquent ce très rare succès d’estime. Selon elle, c’est d’abord la qualité du mandat qui attire les futurs employés, ensuite la facilité avec laquelle il est aisé de gravir des échelons et, enfin, la possibilité de travailler à distance, de partout.

    Le télétravail, la panacée ?

    Même s’il est de plus en plus populaire auprès des employés, des entreprises comme Yahoo ! et Best Buy ont décidé d’aller à contre-courant et de laisser de moins en moins de place au télétravail. Ces multinationales, qui avaient pourtant ouvert les valves, il y a quelques années, semblent aujourd’hui vouloir remettre les pendules à l’heure. Pourquoi ? Parce que si tout le monde travaille de la maison, les échanges entre employés se font nécessairement plus rares et la collaboration ou les idées novatrices, rarissimes.

    Là encore, il n’y a pas de règle. Une infirmière peut difficilement travailler de la maison, mais certains cadres peuvent être parfois plus productifs dans un environnement qui leur est familier. « Au Canada, le télétravail serait possible dans 10% des cas… alors il faut relativiser son importance », rappelle Florent Francoeur, président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). Pour lui, il ne fait aucun doute que les tendances en ressources humaines sont avant tout dictées par la démographie. « Au Québec, il y a plus de gens qui sortent du marché du travail qu’il y en a qui entrent. Ajoutons que la nouvelle génération possède une formation et des attentes fort différentes de la précédente », rappelle-t-il.

    Génération X, Y, Z

    Ce défi générationnel et la mutation du marché du travail sont tels que Florent Francoeur va même jusqu’à dire qu’il s’agirait de l’âge d’or de sa profession, tellement la vitesse à laquelle les changements s’opèrent est fulgurante et que les bouleversements sont nombreux dans ce domaine.

    Mais la question générationnelle est-elle vraiment aussi importante qu’on le pense ? « Je ne suis pas convaincu que les générations sont si différentes qu’on le dit… Bien sûr, on doit s’adapter à elles, mais les ressources humaines doivent souvent gérer des défis de carrière plutôt que des problèmes générationnels... L’âge revêt moins d’importance que la maturité de la carrière de chacun des employés. Comprendre les intérêts et les priorités de notre employé est ce qu’il y a de plus important », rétorque la numéro un des ressources humaines d’EDC Catherine Decarie.

    Cerveau en santé

    « Dans le fond, les entreprises veulent tout simplement que leurs employés aient le moins de soucis possible pour que leur cerveau soit disponible », résume l’expert en formation des cadres Alain Gosselin. Une idée qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd chez les instigateurs d’un projet inédit à Montréal…

    Vous devez acheter du lait pour votre bébé ? Vous ne voulez pas courir toute la fin de semaine pour faire vos courses ? Vous avez oublié de promener votre chien ? Ou encore vous vous cherchez carrément un appartement en ville ? Aucun problème si vous travaillez à l’hôtel Novotel à Montréal. L’entreprise s’est dotée, il y a de cela près de treize ans, d’un service appelé « Espace vie pratique » permettant aux employés de déléguer leurs tâches quotidiennes à leur... employeur !

    Xich-Vê Hô, directrice des ventes et du marketing au sein de l’établissement, n’est pas peu fière de ce trait qui les distingue. « Nos employés apprécient vraiment ce service de conciergerie unique en son genre. Ils demeurent en poste, car ils sentent qu’ils font partie d’une grande famille. Nous n’avons pas de département des ressources humaines ici », résume-t-elle, joyeuse.

    Taux d’absentéisme très bas, horaires flexibles… Les employés de l’hôtel sont gâtés, selon les propres dires de Xich-Vê Hô qui insiste par ailleurs pour rappeler que « des règles existent cependant bel et bien ». L’entreprise ne lésine pas non plus sur les activités de socialisation : cabane à sucre, quilles… Novotel amène même ses employés à Brome-Missisquoi dans les Cantons-de-l’Est pour participer à un projet de reboisement.

    Tendre l’oreille à ses employés

    « De plus en plus d’entreprises consultent leurs employés pour mieux connaître les avantages sociaux ou les services qui les intéressent », constate Étienne Beaulieu, consultant en développement organisationnel. Selon lui, ce sont toutefois moins les entreprises qui prennent les devants que certains types de gestionnaires très à l’affût des nouvelles tendances. « Beaucoup d’entre eux lisent de plus en plus de livres portant sur les questions des ressources humaines », ajoute-t-il. Ensuite, les organisations suivent. « Espace pour la vie qui regroupe le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium ou encore la Caisse de dépôt et placement du Québec ont fait des démarches pour impliquer davantage leurs employés. Les villes de Québec et de Chicoutimi ou encore le Cégep de Saint-Jérôme ont également mobilisé les gens à l’interne pour les impliquer », affirme-t-il.

    Bien-être (marketing)

    Alain Gosselin estime pour sa part qu’il faut distinguer le réel bien-être des employés au sein d’une entreprise des idées originales de recrutement des employés qu’il considère comme n’étant rien d’autre que des outils marketing ou publicitaires. Même son de cloche pour Mathieu Guénette, directeur des services professionnels à Brisson Legris et associés : « Le marketing RH est un phénomène nouveau. La compagnie minière ArcelorMittal, l’aluminerie Rio Tinto Alcan et les grandes chaînes de restauration rapide comme Tim Hortons et McDonald’s veulent à tout prix attirer de nouveaux employés et retenir leurs employés actuels. Nous sommes dans une guerre de talent. Oui. Mais en réalité, ces publicités ne visent pas leurs clients… mais leurs futurs employés ! Dans le fond, elles dépensent une petite fortune pour avoir plus de choix ». Bref, ici, c’est seulement l’image de marque de l’entreprise qui compte… On est donc bien loin du réel bien-être des employés !

    L’art de gérer des talents

    Près de 80 % des salariés estiment que leurs talents et leurs atouts ne sont pas utilisés quotidiennement, selon une étude de la Gallup Organisation effectuée auprès de 1,7 million de personnes dans 101 entreprises dans 63 pays. (Mettre astérisque note : mentionnée par Marcus Buckingham et Donald Clifton dans leur ouvrage à succès Découvrez vos points forts, parus aux Éditions Paris, en 2008).

    Une réalité qui pousse de plus en plus d’employeurs à vouloir accompagner leurs employés dans une démarche de réflexion plutôt que de les mettre à la porte. Pour ce faire, une nouvelle approche en ressources humaines a fait son apparition au cours des dernières années : la gestion de carrière. Par exemple, plutôt que de changer un employé de fonction, une entreprise peut faire appel à des consultants externes pour entreprendre une démarche avec celui-ci. On écoute l’employé. On l’accompagne dans sa réflexion. Souvent, il se rend compte qu’il sera plus heureux dans un autre poste au sein de l’entreprise… ou il réalise simplement qu’il sera mieux ailleurs et il choisit donc de quitter l’entreprise pour de bon.

    « Pas toujours besoin d’idées soi-disant neuves ou éclatées pour être créatif…. On peut l’être avec ce qui existe déjà. Non seulement c’est possible, mais c’est un formidable défi », conclut Mathieu Guénette, directeur des services professionnels à Brisson Legris et associés.

    Par Francis Halin

    PartagezBookmark and Share

    Laissez nous un commentaire



    modération à priori

    Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ? (optionnel)
    Un message, un commentaire ?
    • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

    Connexion

    514 876 0014

    Je suis abonné

    Veuillez entrer l'identifiant qui se situe sur l'étiquette-adresse de votre magazine

    Je ne suis pas abonné

    Passez à l'étape suivante

    Première connexion ? Vous recevez le magazine et vous ne vous êtes jamais connecté en ligne: Créer mon compte.

    Abonnement

    514 876 0014

    Panier d'achat

    Vous aurez très prochainement la possibilité de commander vos évènements et abonnements en ligne. En attendant, vous pouvez nous contacter au (514) 876 0014 ou par courriel. Merci de votre compréhension.