Token du panier = 3ad474b3f45e7e7580288559d219c45b
Token du client = f47014215b30ba4b9113ececb7061f25
Url du panier = http://premieresenaffaires.com/spip.php?page=echoppe_panier
Total item panier = 0
Statut du panier = temp
id_auteur =
id_auteur_tmp =
Abonnez-vous ! 6 numéros par année
Contenus web et avantages exclusifs
  • ACTUALITÉS
  • BILLETERIE
  • BLOGUES
  • DOSSIERS
  • ÉVÉNEMENTS
  • FEMMES D'EXCEPTION
  • MAGAZINE
  • WEB TV
  • Donnez votre avis

    Facebook

    Dans la même rubrique

    Tout le monde manipule un peu de temps à autre mais quand cela est fait en sachant que cela va blesser autrui, lui nuire, le détruire, la problématique est plus sérieuse. Or, même en étant conscient que le comportement du manipulateur nous affecte, il arrive qu’il nous soit difficile de nous éloigner de cette personne tant son emprise est importante.

    Et notre cerveau tente alors de nous faire croire que ce n’est pas si pire que cela, que l’autre n’a pas fait exprès, qu’on a contribué à la situation... Comment déjouer le saboteur qui est dans notre tête pour protéger notre intégrité ? Dans la relation sous emprise, on retrouve évidemment beaucoup de manipulation, mais l’emprisonneur utilise aussi le mensonge, la suggestion, la peur, la solitude, la programmation neuro linguistique à mauvais escient et même certaines techniques d’hypnose, mais pas toujours consciemment. Il joue avec votre estime de soi afin que vous doutiez de vous et que vous vous reposiez sur lui. Il se sert de toutes les failles qu’il trouve chez sa proie pour créer chez elle une sorte de dépendance, une incapacité à s’éloigner de lui et à lui dire non. Il joue avec l’emprisonné comme avec une marionnette.

    L’emprisonneur et l’emprisonné Il ne peut y avoir un emprisonneur sans une victime. Un tango, ça se danse à deux. L’emprisonné, lui, n’a pas fait quelque chose de précis pour attirer à lui cette situation. Certes, l’emprisonneur l’a ciblé. Mais il faut comprendre que, en premier lieu, l’emprisonné a mis en lumière (sans le vouloir et inconsciemment) une faille existant entre l’image que l’emprisonneur tente de donner de lui-même et son réel ressenti intérieur . L’emprisonneur se définit à travers le jugement des autres. Devant ce qu’il considère une « menace », il réagit en tentant d’écraser l’emprisonné, ce qui rehausse, à ses yeux, l’image qu’il a de lui-même. Ainsi donc, l’emprisonné a peut-être des qualités ou des habiletés qui contrastent avec certaines incapacités de l’emprisonneur et, plutôt que de se remettre en question et de chercher à s’améliorer, ce dernier va tout faire pour détruire la confiance, l’estime et l’image de soi de l’emprisonné. Allez-vous vous niveler vers le bas et vous autosaboter pour ne plus attirer un emprisonneur ? Non, car ce serait lui donner encore plus de pouvoir.

    Le doute

    Le plus difficile dans la relation sous emprise, c’est probablement ce doute : la crainte de passer à côté de l’opportunité, du grand amour, de l’occasion en or. Et s’il laissait sa femme ? Et si le projet mettait simplement un peu plus de temps que prévu à démarrer ? Et si je n’en fais pas assez et que la promotion est accordée à quelqu’un d’autre ? Et si la seule personne qui me veut vraiment du bien, c’est ce coach spirituel ? Et si... Avec des si, on peut aller loin, mais la création d’hypothèses ne mène qu’à des scénarios à 90% totalement improbables. Que d’énergie perdue à s’illusionner et à se dire qu’il s’en voudrait s’il ratait sa chance.

    Revenons dans le monde réel. Une véritable âme sœur ne brise pas son mariage pour vous, elle met fin à une relation qui ne lui convient pas, soigne ses blessures et s’ouvre à quelqu’un d’autre. Elle le fait pour elle-même d’abord et avant tout, sans vous faire porter le poids de sa séparation, sinon on a affaire à du chantage affectif ! Le partenaire d’affaires sérieux ne met pas de pression indue. Il fait ce qu’il a à faire, indépendamment de vous. Il vous tend une perche, mais ne vous relance pas plusieurs fois pour vous convaincre. Il sait que si ce n’est pas vous, c’est qu’un autre partenaire l’attend ailleurs. Et quand un projet est vraiment solide, ne vous en faites pas, les banques aussi veulent leur part du gâteau.

    L’insistance

    Le second obstacle, c’est l’insistance de l’emprisonneur. Et Dieu sait qu’il y en a des coriaces ! Il ne lâche pas sa proie facilement et revient à l’assaut dès que la vigilance de l’emprisonné s’amenuise. La force de l’emprisonneur, c’est justement sa détermination à atteindre son objectif, mais aussi ce côté obsessionnel qui le pousse à revenir à la charge. En effet, bien des emprisonneurs sont eux-mêmes envahis émotionnellement et ne parviennent pas à faire cesser les scénarios dans leur tête. Ils en sont si préoccupés qu’ils transfèrent leur mal-être sur leurs emprisonnés.

    Un de mes clients fréquentait une collègue de travail qui lui piquait des crises d’angoisse. Lorsqu’elle vivait un stress, elle était si retournée qu’elle pouvait l’appeler quinze fois dans la même soirée et lui envoyer une quarantaine de textos. Peu importe les solutions qu’il trouvait, elle répliquait par un nouveau problème. Par exemple, elle se plaignait d’un mal de ventre intolérable. Mon client lui disait d’appeler Info Santé. Elle rétorquait qu’elle avait déjà tenté le coup et qu’on lui disait d’aller voir un médecin. Il l’encourageait donc à aller à l’urgence. Elle répondait qu’elle allait perdre son emploi si elle s’absentait encore. Il lui disait d’attendre après le travail, ce à quoi elle ripostait qu’elle allait perdre connaissance tellement elle souffrait. Il lui suggérait de voir si une clinique sans rendez-vous ou une clinique privée pouvait la voir sur l’heure du dîner. Mais, bien sûr, la clinique était trop loin pour elle, le taxi allait lui coûter les yeux de la tête, elle ne s’en sortirait jamais financièrement et l’immigration allait sûrement lui découvrir une maladie grave et la retourner en Europe ! Vous voyez le topo ? Évidemment, mon client était incapable de la laisser tomber. Il a fallu lui faire voir qu’en ne mettant pas de limites claires, en ne respectant pas son propre besoin de silence, de solitude et de paix, en ne protégeant pas sa bulle personnelle, il s’épuisait. Il ne pouvait rien pour elle. Il n’était ni psychologue ni médecin. Leur relation n’a évidemment pas duré et c’est correct ainsi. Mais il a dû se résoudre à éteindre son cellulaire le soir puisque, même en expliquant son point de vue, elle continuait de l’utiliser pour déverser sur lui son trop-plein d’angoisse.

    Régler une fois pour toutes

    Le troisième obstacle, c’est l’illusion de régler le problème d’un seul coup. Il en résulte un épuisement à force d’essuyer des revers, de devoir se protéger durant des jours, des semaines, des mois, de ne pas pouvoir baisser la garde. Car il est certain que l’emprisonneur va récidiver, et ce, des dizaines de fois, tout simplement parce que, bien souvent, on a les gens à l’usure. Il lui suffit de persévérer. C’est le supplice de la goutte d’eau. Elle semble inoffensive, mais comme elle tombe toujours à la même place, elle rend sa cible extrêmement sensible, vulnérable et, en bout de piste, l’emprisonné finit par accepter n’importe quoi pour que l’insistance cesse, pour que la torture psychologique prenne fin.

    À chaque fois que l’emprisonné va mettre une limite, il va espérer que, cette fois, ce sera la bonne, qu’il aura la paix, que c’est la dernière fois qu’on aborde le sujet. Il va s’illusionner, se « péter les bretelles », se croire libéré. Et il n’en sera que plus déçu à la tentative suivante de l’emprisonneur pour revenir l’envahir. Cette notion est importante. Il s’agit ici de la création d’attentes qui seront nécessairement non respectées. L’emprisonneur n’a jamais respecté les limites de l’emprisonné jusqu’à présent, alors pourquoi le ferait-il maintenant que l’emprisonné essaie de s’en libérer ? Soyons logique ! Il va plutôt chercher à le ramener dans l’ancien pattern. Quand on est conscient de cela, on se recentre sur nos besoins.

    L’emprisonné ne doit pas tenir pour acquis que l’autre va arrêter son manège, tout simplement parce qu’il n’a aucun contrôle sur l’emprisonneur. Sa seule certitude, c’est d’avoir fait un pas de plus. Ce sur quoi il a de l’influence, c’est sur sa propre réaction. Pour le reste, quand la situation se dégrade malgré les limites imposées, le recours à l’aide des services policiers, médicaux, juridiques et de santé mentale peut être d’un grand secours.

    Croire que l’on peut changer l’autre

    Le quatrième obstacle, c’est la naïveté et l’orgueil de croire que l’on peut changer l’autre. Combien de fois ai-je entendu des clients dire qu’ils allaient faire entendre raison à l’emprisonneur, qu’ils allaient le convaincre de consulter ou de demander de l’aide. Par définition, celui qui envahit la vie d’un autre a de l’entraînement, il est rodé. Il n’est pas devenu emprisonneur du jour au lendemain. Il a développé ses habiletés de manipulation, de contrôle et de domination dès l’enfance. Il est donc endurci. Comme le mentionne Isabelle Nazare-Aga, il n’a pas conscience du mal qu’il fait, mais a conscience de l’influence qu’il a sur autrui. Christel Petitcollin , psychothérapeute et auteure, affirme que l’emprisonneur est immature. Il ne voit pas la souffrance de l’autre, il ne le respecte pas et cherche à satisfaire uniquement ses propres besoins. Isabelle Nazare-Aga est formelle : « Les manipulateurs n’aiment personne ». Pourquoi changeraient-ils ? Ils retirent quelque chose de cette emprise, ne serait-ce que le sentiment de supériorité et l’impression d’avoir le dessus, d’avoir le contrôle. Ce qui les fait se sentir vivants, puissants.

    Les emprisonneurs font généralement peu d’introspection. Dans certains cas, ils transfèrent simplement sur quelqu’un d’autre leur frustration, leur faible estime d’eux-mêmes, leurs doutes pour ne pas les ressentir, pour ne pas s’admettre à eux-mêmes certaines réalités. Ils ont besoin d’un bouc-émissaire, d’un « punching bag » émotif. Rares sont les emprisonneurs qui consultent un psy et qui cherchent à réfréner leur élan dominateur. Et, selon le psychanalyste Jean-Charles Bouchoux et le psychiatre Christophe André , ceux qui entament une thérapie ne se rendent pas bien loin puisque les mécanismes de défense de l’emprisonneur reprennent vite le dessus pour que la structure interne ne se fissure pas. Essayer de changer un emprisonneur ou tenter de le sauver de lui-même, « c’est une impasse énergivore et chronophage » selon la coach Sylvaine Pascual.

    Dans le prochain article, j’aborderai d’autres éléments de la relation sous emprise.

    Par Annabelle Boyer, CRHA, M. Sc. Administration, génagogue, synergologue

    Auteurs des livres

    - Relations sous emprise, Béliveau éditeur
    - Le lac des loups, Éditions Persée
    - Je lis en vous, savez-vous lire en moi ?, Béliveau éditeur

    PartagezBookmark and Share

    Laissez nous un commentaire



    modération à priori

    Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ? (optionnel)
    Un message, un commentaire ?
    • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

    Connexion

    514 876 0014

    Je suis abonné

    Veuillez entrer l'identifiant qui se situe sur l'étiquette-adresse de votre magazine

    Je ne suis pas abonné

    Passez à l'étape suivante

    Première connexion ? Vous recevez le magazine et vous ne vous êtes jamais connecté en ligne: Créer mon compte.

    Abonnement

    514 876 0014

    Panier d'achat

    Vous aurez très prochainement la possibilité de commander vos évènements et abonnements en ligne. En attendant, vous pouvez nous contacter au (514) 876 0014 ou par courriel. Merci de votre compréhension.