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  • Crédit photo : Michael Connors

    En janvier dernier, le duo de musique électronique montréalais Tron Sepia lançait son tout premier vidéoclip, Factory. L’action s’y déroule en plein désert, alors que le clip lui-même a été tourné… à Valleyfield ! Et sans même avoir recours à des effets spéciaux. Pierre-Luc Boucher, jeune réalisateur à qui Tron Sepia avait confié le mandat de la réalisation de leur premier vidéoclip, a en effet eu la brillante idée d’utiliser une carrière de sable comme décor pour le projet.

    Un coup de génie qui nous fait découvrir un vidéaste débordant d’imagination.

    Parle-nous de ton rôle en tant que réalisateur de vidéoclips indépendants ?

    Quand je m’engage dans la réalisation d’un vidéoclip, mon implication est presque totale, car je dois veiller à ce que tous les départements soient sur la bonne voie créative. Cependant, pour chaque projet, j’essaie de déléguer le maximum possible de tâches pour ne pas avoir à occuper tous les postes créatifs. Je dois aussi arriver à me concentrer sur la réalisation sans courir partout sur le plateau de tournage. Faute de budget, je n’arrive jamais à pouvoir m’occuper uniquement de la réalisation. Je finis toujours par remplir de 2 à 4 rôles différents.

    Quelles forces personnelles te permettent de te démarquer ?

    La capacité de m’entourer de gens qui prennent plaisir à travailler avec moi. L’esprit d’équipe est très important, surtout dans les projets à très petit budget.

    Ma passion pour la photographie m’a aussi beaucoup aidé à trouver de belles compositions dans mes vidéoclips. De plus, je suis toujours en mesure de foncer, sans jamais avoir peur d’être inférieur à la compétition ou de livrer un produit qui n’est pas satisfaisant. J’ai une bonne confiance en mes capacités.

    Qu’est-ce qui te motive au quotidien ? Pourquoi ?

    En tant que travailleur autonome, je suis amené à occuper plusieurs postes différents. Dans les deux dernières années, j’ai été chauffeur, photographe, monteur vidéo, concepteur, réalisateur de vidéoclips et de vidéos corporatives, directeur photo en télévision et sur le web, caméraman, designer graphique, étalonneur, grip (quelqu’un qui aide le directeur photo entre autres, avec l’installation d’éclairages), et j’en passe ! Je me motive en arrivant à survive tout en occupant les postes les plus créatifs qu’il me soit donné d’obtenir, notamment celui de réalisateur. La sensation de créer une œuvre qui, on l’espère, plaira aux gens est très motivante. On veut toujours aller plus loin à fin d’épater le plus de monde possible.

    De quelle partie de ton travail tires-tu le plus de fierté ? Pourquoi ?

    Ma capacité à réaliser de gros projets, à petits coûts. La grande majorité de mes réalisations a été faite avec des budgets minuscules ! Il a donc fallu beaucoup de temps, de dévouement et, évidemment, de créativité.

    Si tu avais une cause à laquelle te dévouer, quelle serait-elle ? Pourquoi ?

    J’aimerais bien arriver à créer du contenu qui pourrait toucher les gens et les sensibiliser aux problèmes des changements climatiques et de l’environnement en général. C’est un des problèmes les plus graves de notre génération et c’est quelque chose qui m’a frappé quand je me suis installé en ville. J’ai toujours été sidéré par la quantité d’humains sur la planète et leur implication dans sa destruction, incluant moi-même…

    As-tu un projet important que tu aimerais réaliser dans le futur ?

    Mon but ultime serait de réaliser un long métrage. Mais pour m’y rendre, j’ai énormément de chemin à faire. Je dois commencer par prouver mes aptitudes en réalisant de bons courts-métrages et ensuite, écrire un bon scénario, le retravailler à d’innombrables reprises, me lancer dans une course au financement, attendre ce financement, etc. Ce jour viendra, j’en suis convaincu. Or, pour l’instant, j’observe, j’apprends et je n’arrête pas de travailler sur de plus petits projets.

    Quelle a été ta plus belle expérience dans un cadre professionnel ?

    Je crois que ma plus belle expérience a été la réalisation du clip d’Eric Speed pour la chanson MANIAC. Le concept était très différent de ce que nous sommes habitués de voir et pour la première fois, j’avais un petit budget duquel je devais bien sûr me contenter. Ce que j’ai le plus aimé, c’est de réussir à rassembler une équipe de réalisation complète formée d’amis. Nous avons travaillé très fort, pendant trois nuits entières alors qu’autour de nous, au centre-ville de Montréal, les rues étaient remplies de fêtards. L’ambiance était vraiment disjonctée ! D’un coté, une équipe qui travaille et de l’autre, des dizaines de passants qui nous regardaient travailler. Par la suite, le clip a fait le tour du monde et plusieurs internautes on fait des commentaires par l’intermédiaire d’une vidéo. C’était très cool de voir les premiers commentaires sur YouTube !

    Quel a été le tournant de ta carrière à ce jour ?

    Ma carrière a commencé par un stage durant mon passage à l’Université Concordia. J’ai travaillé sur un superbe court métrage d’animation réalisé par deux Canadiens qui avaient déjà été nommés aux Oscars. Pendant ce stage, j’ai eu le plaisir de côtoyer de grands artistes du milieu du cinéma et de rencontrer Olivier Biron, qui m’a ensuite engagé chez Trio Orange, une boîte de production en télévision. C’est vraiment là que j’ai commencé à me faire des contacts et que j’ai pu commencer à rouler ma bosse en tant que réalisateur.

    Autrement, je pourrais dire que ma carrière a véritablement commencé avec un petit projet de vidéoclip pour Simon Dunlavey, un ami qui est batteur dans le groupe Colorsound. J’ai réalisé ce projet avec l’aide du groupe, et pour la modique somme de 250 $ (!), en comptant l’équipement et les assurances. Nous avons trouvé un concept qui se filmerait à l’extérieur, où il est plus facile de s’éclairer. J’ai ensuite appris, à ma grande surprise, que le vidéoclip était diffusé dans le Top 5 à MusiquePlus. Il y est même resté plusieurs semaines, tout en compilant plus de 75 000 vues sur YouTube. Je me suis tellement amusé à monter ce projet que j’ai tout fait, par la suite, pour obtenir d’autres projets de vidéoclip.

    As-tu un conseil à donner aux jeunes qui souhaitent lancer un projet et aux jeunes en affaires ?

    N’ayez pas peur de la compétition. Allez-y à votre rythme, mais foncez. Dans une seule année, il y a de la place pour beaucoup de batailles et plusieurs erreurs. Au bout de tout ça, vous en aurez appris énormément et votre confiance va être plus forte que si vous n’aviez pas osé faire d’erreurs. Vous ne gagnez rien à attendre d’être prêts avant de ce lancer dans un projet, il suffit d’y croire et d’y aller à fond. Qui sait, ce petit projet peut être celui qui lancera votre carrière.

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