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  • Acte 2 de Paquita. Photo : D.T.

    En 2001, Gradimir Pankov, directeur artistique des Grands Ballets Canadiens de Montréal, fait part à Brigitte Lefèvre de son souhait d’accueillir le Ballet de l’Opéra national de Paris sur la scène de la Place des Arts à Montréal. Au mois de mars 2014, la venue de la légendaire compagnie parisienne était annoncée. Une première visite depuis l’Exposition universelle et internationale de Montréal 1967 .

    « Nous nous réjouissons d’aller à la rencontre du public québécois connaisseur et enthousiaste pour lui présenter pour la première fois Paquita, l’une des grandes œuvres historiques de notre répertoire », avait alors déclaré Brigitte Lefebvre. Pour celle qui dirige la compagnie parisienne de main de maître depuis 1995, la tournée à Montréal marquera également un autre tournant historique : sa dernière à titre de Directrice de la Danse.

    Pour toutes ces raisons, la fébrilité était grande dans la salle hier soir pour la première de Paquita, l’oeuvre de Joseph Mazilier, créée en 1846 et remontée par Pierre Lacotte en 2001. Dans le rôle principal, Amandine Albisson, nommée danseuse étoile lors de la dernière représentation de Onéguine en mars dernier, a enthousiasmé le public montréalais qui lui a fait une longue ovation.

    Un ballet dans la plus pure tradition

    En Espagne, dans la province de Saragosse occupée par les armées napoléoniennes, Paquita, une jeune fille de noble famille, enlevée dans son enfance par des Gitans, sauve d’un complot criminel Lucien d’Hervilly, un jeune officier français. Après de nombreuses péripéties, l’histoire trouve son dénouement lors d’un bal donné par le Gouverneur Don Lopez de Mendosa : les coupables sont arrêtés, tandis que Paquita, découvrant le secret de sa naissance, peut épouser son bel officier.

    « Paquita, c’est un ballet dans la pure grande tradition. Une histoire invraisemblable d’une enfant abandonnée puis retrouvée, de réunions et de complots. Ça paraît très léger et pourtant cela a un grand imaginaire. » raconte Brigitte Lefebvre.

    Avec ses 83 danseurs, dont quatre étoiles, et ses 350 costumes plus colorés les uns que les autres, Paquita est un ballet extrêmement exigeant qui demande beaucoup de rigueur.

    « Ce qui est formidable dans Paquita, c’est que c’est vraiment la technique française. Il y a de la majesté, une certaine rigueur et en même temps c’est très joyeux. C’est un ballet qui rassemble beaucoup de qualités, interprétés par des danseurs d’aujourd’hui avec la technique classique, mais qui ne cesse d’évoluer et de progresser. » explique la Directrice de Danse.

    Une dernière révérence

    Dimanche, Brigitte Lefebvre tirera sa dernière révérence. « Ce fut pour moi un grand honneur de diriger cette compagnie et de faire découvrir son vaste répertoire dans le monde entier ». Remplacée par Benjamin Millepied, elle se tourne désormais vers d’autres défis : prendre la tête de la direction artistique du Festival de Danse de Cannes.

    Entrée à huit ans à l’École de danse de l’Opéra de Paris, Brigitte Lefèvre aura accompagné pendant vingt ans « ses » danseurs, dont elle se plaît à répéter : « Les danseurs, il faut les aimer, pas les écouter ».

    Depuis sa nomination, Brigitte Lefèvre s’était attachée à construire un répertoire vivant qui puisse se conjuguer au passé, au présent, mais aussi au futur. Tout en accordant une place importante à la tradition et au maintien des grands ballets classiques, elle a régulièrement invité des chorégraphes d’aujourd’hui à remonter des ballets ou réaliser de nouvelles pièces. C’est d’ailleurs ce dont elle est le plus fière. « Je suis heureuse d’avoir permis à la compagnie de franchir le XXe siècle, avec des chorégraphes qu’on n’aurait jamais imaginé au Ballet de Paris », confie-t-elle.

    Elle laisse derrière elle une institution en pleine santé. Avec plus de 150 spectacles par an, Brigitte Lefèvre a fait de l’Opéra une compagnie à haut rendement, avec un taux de remplissage de 98%. « Je n’ai jamais été conduite par un désir commercial, mais il y a un désir de résonance, de partage. Quand on fait Casse-Noisette ou un grand ballet contemporain, on a envie que le plus grand nombre puisse le voir, et donc cela nous fait bénéficier de recettes supplémentaires. Cela ne me conduit pas, cela ne me fait pas trahir mon idéal, mais cela reste une synthèse qui me permet d’avoir un respect de l’argent public [Le Ballet de Paris est financé par l’État français] et de ceux des mécènes. »

    Paquita est présenté à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts du 16 au 19 octobre.

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