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  • La ville a toujours eu ce côté bilingue qu’on lui connaît. (c) David Iliff

    Premières en affaires fait un retour dans le temps en vous présentant des portraits de lieux historiques montréalais. Cette semaine : l’Hôtel de ville.

    Sur les murs de marbre de l’hôtel de ville de Montréal, la Déclaration de Montréal contre la discrimination raciale trône fièrement, face au hall d’honneur. Elle a pour voisine de colonne l’affiche de la journée de la paix où on peut lire « Le respect des différences fera toujours une différence ».

    Un couple hispanophone passe à côté sans la regarder, plutôt fasciné par les imposantes colonnes de marbre et le plafond à caissons du hall d’honneur. Des Danois la regarde quelques secondes avant de demander au gardien de sécurité si ils peuvent avoir une visite guidée. Dans un livre d’or, des gens de toutes les origines soulignent la beauté du bâtiment inauguré en 1878, ravagé par les flammes en 1922 et reconstruit en 1926.

    Plus loin, le drapeau de la ville de Montréal côtoie celui du Québec et de l’ONU. Il arbore les emblèmes des quatre peuples fondateurs de la ville : les Anglais, les Français, les Irlandais et les Écossais.

    La déclaration de Montréal contre la discrimination raciale a été créée en 1989, par le maire d’alors, Jean Doré. Celui-là même qui vingt-quatre ans plus tard est qualifié de « maire qui a ouvert l’hôtel de ville de Montréal au public » par Gegory Kuntz, adjoint à la Présidence du conseil. Il est le premier maire à avoir permis au public d’assister aux audiences et de poser des questions. Monsieur Kuntz souligne le côté unique de la ville de Montréal qui permet à la population d’entrer dans l’hôtel de ville presque en tout temps. Il se remémore la ville de Paris qui l’a vu naître. « À moins d’avoir été invité, on ne peut pas entrer dans l’hôtel de ville de la capitale française. »

    C’était le 21 mars 1989. Cette journée-là, la température était douce et une petite neige se déposait sur le toit de l’Hôtel de ville. La poussière commençait à peine à retomber après les manifestations contre la réforme de la charte de la langue française qui, sous le nom de loi 178, n’a jamais été mise en place. Les citoyens de Montréal avaient pris la rue pour dénoncer le projet de loi qui suggérait l’affichage strictement en français des commerces.

    La ville a toujours eu ce côté bilingue qu’on lui connaît. Grégory Kuntz rappelle une époque pas si lointaine où il y avait alternance entre un maire francophone et un maire anglophone. « Cela a été le cas de 1833 à 1914 », précise-t-il en présentant les bustes de Peter McGill et Jacques Viger, le premier maire anglophone et le premier maire francophone de la ville. Aujourd’hui, souligne Grégory Kuntz, les deux langues cohabitent encore harmonieusement dans la salle du conseil. « Il n’est pas rare d’entendre une question être posée en anglais et la réponse exprimée en français par le conseiller concerné »

    Une semaine avant le 21 mars, une éruption solaire avait dérèglé Hydro-Québec et la World Wide Web voyait le jour. Ce jour de mars, tous avaient les yeux rivés sur une seule chose : l’infection par le virus du sida d’un donneur de sang à la Croix-Rouge. Tous, sauf peut-être le maire Jean Doré qui affirmait le côté multiethnique de Montréal avec sa déclaration.

    En cette journée, le maire engageait toute son administration, et celles à venir, à « prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre la discrimination basée notamment sur la race, la couleur, la religion et l’origine ethnique ou nationale ainsi qu’à promouvoir des relations interraciales et interculturelles harmonieuses dans le respect et la comprehension » .

    Dans les bureaux officiels, comme celui du president du conseil, on retrouve des toiles d’artistes de partout dans le monde. Le peintre africain Khalifa Gueye y compte plusieurs toiles. Tout comme Mathieu Mategot, un artiste français.

    Sur la somptueuse terrasse protocolaire, une porte est ouverte pour laisser entrer le vent. « C’est le bureau du maire par interim, Laurent Blanchard », nous avertit M. Kuntz. Le maire peut choisir le bureau qui lui plait. Le maire Applebaum, avant sa demission, avait plutôt choisit un bureau au deuxième étage. « Il était le premier maire Anglophone depuis près de cent ans », rappelle notre guide improvisé.

    De leurs bustes de marbre, McGill et Viger ont un sourire en coin en cotoyant la Déclaration de Montréal contre la Discrimination raciale. Décidement, les choses n’ont pas changé depuis leur époque ; Montréal s’inscrit comme une ville multiecthnique, de son architecture à ses conseillers.

    Par Justine Gaignard-Parent

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