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Michaël Vincent. Crédit photo : Michel Bourret
Peut-être ne le connaissez-vous pas, le Complexe Sacré-Cœur de Victoriaville ? En fait, c’est même probable, car son inauguration officielle n’a même pas encore eu lieu ; elle est prévue pour le mercredi 13 février, en grande pompe. Le centre de congrès, réceptions et réunions a été audacieusement aménagé dans un ancien édifice des Frères du Sacré-Cœur, à Victoriaville.
Composé de certaines des plus belles salles du centre du Québec, le Complexe a tout pour offrir un accueil exceptionnel dans un environnement calme et serein, en plus de fournir l’ensemble des aspects techniques permettant aux clients de mener à terme les objectifs de leur séjour. Il possède de petits salons jusqu’à de grandes salles pouvant accueillir 500 convives en banquet.
Le Complexe peut avoir une occupation totale de 1000 congressistes en même temps. Derrière cet ambitieux projet se cache Michaël Vincent, un jeune entrepreneur au flair indéniable et qui espère bien que son projet deviendra un pôle pour tous les événements professionnels et sociaux dans la région.
Comment es-tu arrivé à devenir le directeur général du Complexe Sacré-Cœur ?
C’est en quelque sorte un concours de circonstances. L’art d’être au bon endroit, au bon moment.
Que fais-tu en tant que directeur exactement ?
Je m’implique vraiment à tous les niveaux. Dès le début, j’ai su entreprendre avec passion et rigueur les différents projets nécessaires à la mise en œuvre du projet. Quand je dis « à tous les niveaux », je veux signifier que je me suis autant engagé dans la coordination des réfections que dans l’embauche d’un personnel qualifié pour chacun des départements, jusqu’à la formation d’une bonne équipe.
Bien entendu, je ne peux passer sous silence les démarches faites pour la publicité de l’entreprise : de la création d’un site Internet à la réalisation des cartes professionnelles, en passant par les dépliants et les brochures, rien a été laissé au hasard. Deux ans après avoir pris possession du bâtiment, nous récoltons les fruits de nos efforts. Toutes les actions combinées ont mené à ce que nous sommes aujourd’hui et en mesure de vous présenter. Nous en sommes très fiers.
De quels apprentissages bénéficies-tu le plus aujourd’hui ?
Plusieurs événements de ma vie m’ont obligé à m’adapter, souvent malgré certaines difficultés. À chaque fois, j’ai su surmonter les épreuves. Je crois avoir réussi grâce à ma capacité de mettre les choses en perspective et en conservant une manière très réaliste de concevoir les obstacles qui se sont présentés. Pour moi, le Complexe Sacré-Cœur était sans contredit l’occasion de relever un nouveau défi de taille.
Quelle force te permet de te démarquer ?
Sans aucun doute ma détermination. Quand je crois en un projet, je m’y investis entièrement. Si vous posiez la question à des gens de mon entourage, ils vous diraient que lorsque je suis décidé à faire quelque chose, je le fais. Lorsque je me fixe un objectif, je prends les moyens et ce qu’il faut pour l’atteindre. Je prends le temps de bien réfléchir à tous les aspects entourant une décision. Lorsqu’elle est prise : « attention, je fonce… »
Qu’est-ce qui te motive dans ton projet, dans le Complexe ?
Les projets que j’ai en tête pour le Complexe Sacré-Cœur me motivent à regarder droit devant et à faire de ce joyau patrimonial un endroit où tous pourront se plaire lors de leur passage. J’ai également l’occasion d’être entouré d’une équipe dont les membres sont aussi motivés que moi dans cette aventure. Nous sommes optimistes, c’est essentiel !
As-tu pris des risques importants dans tout ce processus ?
Comment les as-tu abordés ? J’avais un peu d’expérience dans le domaine de la gestion, mais je ne savais pas, à ce moment, si j’étais en mesure de prendre les rênes d’une institution aussi grande et chargée d’autant d’histoire. Je me suis lancé dans l’aventure en espérant ne pas faire de faux pas. Une étape à la fois, j’ai continué à grandir au fil des réalisations. Chaque étape vécue a été constructive, pour mes collègues et pour moi. De plus, j’ai observé et appris des collaborateurs, qu’ils soient externes ou internes. Puis, j’ai aussi appris en groupe avec les membres l’équipe.
De quelle partie de ton travail tires-tu le plus de fierté ? Pourquoi ?
Ma plus grande fierté est d’avoir été capable de faire du Complexe Sacré-Cœur ce qu’il est aujourd’hui en à peine deux ans. Tout en respectant les aspects patrimoniaux du bâtiment, il a fallu que je m’organise pour le conformer aux normes techniques et technologiques d’aujourd’hui afin de rendre ce collège d’enseignement, un centre de congrès et de réceptions.
Si tu avais une cause à laquelle te dévouer, quelle serait-elle ? Pourquoi ?
De toute évidence, ce serait une cause qui mettrait de l’avant les jeunes vivant des difficultés diverses dans leur vie. J’aimerais pouvoir aider à leur offrir les ressources nécessaires pour qu’ils puissent s’en sortir et, parfois même pour certains d’entre eux, voir la lumière au bout du tunnel. Après tout, je suis une preuve que tout est possible dans la vie. Si ça a fonctionné pour moi, il va de soi que ce principe s’applique à tous.
As-tu un projet important que tu aimerais réaliser dans le futur ?
Tout à fait. Il s’agit d’un projet qui me tient réellement à cœur. C’est d’ailleurs en lien avec la cause des jeunes en difficulté dont je parlais au point précédent. J’aimerais organiser un congrès qui réunirait tous les groupes de dépendances. Ce serait du jamais vu au Québec. Les jeunes tout comme leurs amis, leurs parents ou autres personnes même des spécialistes, pourraient visiter plusieurs kiosques d’information sur les différents organismes et groupes d’entraide qui sont à leur portée.
Des représentants de maisons de thérapie seraient sur place afin d’expliquer aux participants les possibilités qui s’offrent à eux et des conférenciers partageraient leurs expériences de vie. Tout se déroulerait dans un certain anonymat, puisque tout le monde y serait invité. Le but étant, entre autres, que personne ne se sente discriminé.
J’aimerais, pour ce projet, travailler en collaboration avec les carrefours jeunesse-emploi de la province dans le but qu’ils impliquent activement les jeunes faisant partie du programme Solidarité jeunesse. Ce programme, j’en ai fait partie à l’âge de 20 ans et il m’a grandement aidé.
Quelle a été ta plus belle expérience dans un cadre professionnel ?
J’ai été mannequin au début de ma vingtaine. J’ai adoré les shooting photos, tout comme le fait d’apparaître dans des revues à bon tirage !
Quel a été le tournant de ta carrière à ce jour ?
Je considère que la prise en charge du Complexe Sacré-Cœur est le plus grand tournant de ma carrière, car les responsabilités et les décisions qui en découlent sont nombreuses et doivent être prises avec sérieux. Le lancement officiel du 13 février est l’aboutissement de deux ans d’efforts et de forte gestion. Maintenant, nous sommes plus que jamais prêts à faire vivre une expérience unique à chacun d’entre vous en mettant à votre disposition les plus belles salles de réception du Centre-du-Québec.
As-tu un conseil à donner aux jeunes qui souhaitent lancer un projet et aux jeunes en affaires ?
L’important, c’est de croire que tout est possible dans la vie. Il faut foncer, voir le plus positivement possible chaque événement qui se présente à nous. Il ne faut pas être retissant à confronter nos craintes, à demander de l’aide de professionnels et à avouer qu’on ne peut pas tout savoir. On a des forces et des faiblesses. Je ne vous apprends rien en vous disant que les forces de l’un constituent les faiblesses de l’autre et vice-versa. Les Carrefours jeunesse-emploi, par exemple, sont d’excellents guides.
Crédit photo : Michel Bourret.




