Donnez votre avis
Dans la même rubrique
Un adage dit que tout le monde peut partir en affaire. Il s’agit d’avoir une bonne idée, de la développer, d’y croire et de foncer. Cela semble simple et pourtant… Si vous n’êtes pas d’une grande ville où toutes les ressources sont à votre disposition. Si vous ajoutez en plus que vous avez un handicap physique. Si vous n’avez pas de longues études en poche. Alors là, les choses se compliquent parfois.
Ces éléments ne sont-ils pas des freins qui pourraient ralentir vos élans ? Et bien sachez que Kim Auclair ne s’est pas arrêtée à tout cela pour réaliser son plus grand rêve, soit de devenir entrepreneure. Aujourd’hui, elle parcourt des kilomètres pour raconter son histoire. Elle adore partager son expérience, c’est une façon pour elle de « grandir ». Découvrez une entrepreneure qui a du mordant, la cofondatrice de l’entreprise Niviti.
Quel est ton rôle dans l’entreprise Niviti ?
Je suis d’abord celle qui a pensé à l’idée initiatrice de l’entreprise. Aujourd’hui, je m’occupe du développement des affaires. Dans la relation avec mes clients, plus que de répondre simplement à leurs besoins, je m’assure avant tout d’être au devant d’eux et de leurs attentes en matière de gestion de communautés Web.
Pourrais-tu nous parler de l’essence même de ton entreprise ?
Niviti est un cabinet de services-conseils en animation de communauté Web destiné aux décideurs d’entreprise. Elle a été cofondée en janvier 2011. C’est une toute jeune entreprise mais qui a déjà une belle reconnaissance.
Le domaine d’activité est l’animation et la gestion de communauté Web. C’est un domaine encore nouveau pour plusieurs d’entre nous.
Quelle a été l’idée de départ dans la création de ton projet ?
Je suis malentendante de naissance et j’ai de la difficulté à écouter et à prendre des notes correctement lorsque nous sommes plusieurs à une réunion. C’est la même chose lorsque je suis entourée de plusieurs personnes lors d’une soirée de réseautage. Demandez-moi par contre de suivre une discussion à l’intérieur d’une communauté Web, c’est tout à fait à ma portée. J’arrive facilement et tout naturellement à ressortir les éléments importants d’une discussion, à saisir les besoins des gens, etc. J’ai donc développé avec le temps une écoute virtuelle.
Mon premier projet de communauté Web a été réalisé en 2005. C’est MacQuébec (www.macquebec.com), une communauté d’utilisateurs de produits Apple au Québec. Cela s’est tellement développé que depuis deux ans, cette communauté Web accueille entre 500 000 et 600 000 visiteurs par an. 2009 a été une année charnière. On a parlé de plus en plus de ce domaine d’activité. Dans les médias et auprès des experts même en ressources humaines, il a été reconnu qu’une personne pouvait faire une carrière dans ce secteur. J’ai donc quitté ma première entreprise pour me consacrer à ce domaine qui à l’époque, était en demande et qui l’est tout autant aujourd’hui.
Pourquoi as-tu choisi de devenir entrepreneur, et quel est l’avantage et l’inconvénient principal d’un tel choix ?
C’est un de mes premiers mentors qui m’a encouragée à me lancer en affaires très jeune. Un des avantages, selon moi est d’avoir la possibilité de créer une entreprise avec ses trippes. Par créer, j’entends : développer une culture, une mission, une vision, des valeurs qui sont propres à l’entrepreneur, etc.
L’inconvénient majeur est lié aux aspects de financement. Si l’entrepreneur décide de ne pas avoir recours à un financement extérieur, il peut souffrir et subir des effets sur le déploiement de ses projets. Souvent, cela se traduit dans les premières années par le fait qu’il n’a pas de salaire fixe et doit constamment trouver des solutions pour créer son fonds de roulement afin de pouvoir survivre personnellement et professionnellement. Cela n’est pas du tout évident.
Quelle est ta philosophie en affaires ?
Montrer l’exemple avant tout. C’est important pour moi d’avoir fait ce que je conseille à mes clients. Si je fais une erreur avec un client, c’est dans prendre toute la mesure et d’arriver à ne pas la répéter. Il ne faut pas hésiter à se remettre en question pour bien faire avancer son projet. D’ailleurs, régulièrement, je fais appel à mes mentors pour approfondir ma réflexion. Je le conseille à tous, peu importe où vous être rendu dans votre aventure.
Qu’est-ce qui te motive le plus au quotidien ?
Ma passion pour l’entrepreneuriat est une source de motivation énorme. Elle me donne le goût d’en faire plus pour les clients de Niviti afin que leur projet soit une réussite. Chaque matin, je me dis que j’ai de la chance de pouvoir assouvir ma passion et faire ce que j’ai toujours voulu, soit créer ma propre boîte et ensuite de la faire avancer, de la voir grandir.
As-tu un conseil à donner aux jeunes qui veulent développer un projet ou qui sont déjà en affaires ?
Tout le monde a sa place sur l’échiquier des affaires et de l’entrepreneuriat. Ce n’est ni une question d’âge, ni une question de milieu social ou d’éducation. Moi par exemple, je suis autodidacte et cela ne m’a pas empêché de rêver et de réaliser mes rêves. Quoi qu’il en soit, ce qu’il faut est de prendre sa place avec assurance et confiance.
Le média Jeunes Premiers s’adresse aux 18 à 34 ans, à des jeunes audacieux, engagés, dynamiques enclin à réaliser de beaux projets. Il s’adresse aussi à des jeunes regardant en avant de manière positive. Le média Jeunes Premiers veut avant tout faire rayonner la relève et la rassembler.




