Token du panier = 2923c06155a445c2cb9f969398787790
Token du client = 9b599310dbead04b103e3bf8d5126aa5
Url du panier = http://premieresenaffaires.com/spip.php?page=echoppe_panier
Total item panier = 0
Statut du panier = temp
id_auteur =
id_auteur_tmp =
Abonnez-vous ! 6 numéros par année
Contenus web et avantages exclusifs
  • ACTUALITÉS
  • BILLETERIE
  • BLOGUES
  • DOSSIERS
  • ÉVÉNEMENTS
  • FEMMES D'EXCEPTION
  • MAGAZINE
  • WEB TV
  • Cette semaine, je veux faire différent. C’était la conférence de Philopolis ce weekend à McGill et à l’Université de Montréal. Christian Frenette, professeur de philosophie au Cégep de Terrebonne, m’en a informée lors de notre rencontre la semaine dernière.

    Il avait lu l’article que Josée Blanchette a fait de moi cet automne dans Le Devoir : « Elle joue dans le trafic ».

    Il m’a demandé du support pour produire un jeu sérieux pour l’enseignement de la philosophie. 

    J’ai décidé de l’interviewer et voici ses réponses toutes naturelles. Qu’en pensez-vous ? 

    Comment m’avez-vous rencontrée ?

    Une véritable guerre pour l’attention fait présentement rage dans nos salles de classe. Debout, seul, avec ma craie, je me sentais comme un grand-père devant mes étudiants branchés sur Facebook. Je n’avais même pas 30 ans.

    Moi, le corps du savoir ? Et que dire, que faire du savoir « google-esque » au creux de leurs mains ? Les étudiants les plus arrogants vérifiaient même mes paroles sur le moteur de recherche. C’est à ce moment que j’ai compris qu’il fallait non seulement révolutionner notre manière d’enseigner, mais surtout la manière d’apprendre. Comment impliquer les jeunes dans les cours ? Comment tirer avantage des nouvelles technologies ?

    Depuis, j’ai cherché, de concert avec un collègue, à créer des jeux éducatifs. Le but : engager les étudiants dans un environnement ludique où ils se mettent en jeu, collaborent, questionnent et articulent leur pensée. C’est alors que vous êtes apparue dans les pages du Devoir sous la plume de Josée Blanchette. Votre projet BixiWiki m’ouvrant une nouvelle perspective sur les jeux : le jeu social. Et, surtout, d’une nouvelle façon de les réaliser : l’innovation ouverte.

    Pourquoi la philosophie aujourd’hui ?

    Pour éviter la pensée prête à porter. Nous sommes littéralement ensevelis sous l’information, l’expertise et les docteurs de l’image. Il est essentiel d’apprendre à se défendre intellectuellement, c’est-à-dire à questionner, à filtrer, bref à prendre du recul face au discours social.

    Il s’agit d’apprendre à s’étonner du monde qui nous entoure, pour ensuite articuler une pensée et manier des concepts. La philosophie n’est pas seulement le panthéon de grands auteurs, elle est aussi un savoir-faire, une liberté arrachée au monde.

    Quel est l’état des lieux ?

    Les révolutions grondent. Les cerveaux de nos étudiants changent. Ils sont multitâches, rapides et en constante communication avec leur communauté. C’est tout un défi pour les collèges. Les profs sont bousculés par l’apparition de nouvelles plateformes éducatives. Les tableaux interactifs, les wikis, les blogues, Twitter sont autant de bêtes qu’il faut dompter. Les avant-gardistes créent de nouvelles formes de cours. Citons par exemple Mécanika, un excellent jeu vidéo pour s’introduire à la physique. 

    Les directions des collèges et le ministère encouragent l’exploration, l’import et le développement de ces outils dans nos salles de classe. Toutefois, ils n’ont pas plus que nous l’expertise de ces pratiques.

    Bref, le milieu de l’éducation tente de son mieux d’intégrer les TIC à sa démarche, mais la formation des professeurs manque, les ressources pédagogiques sont elles-mêmes en mutation et nous sommes emmurés par les droits d’auteur autant pour les livres que pour les programmes informatiques.

    Quel serait votre monde idéal ?

    Je rêve d’une école où les enseignants seront des mentors plutôt que des sages sur l’estrade. D’une école où les étudiants collaboreront et innoveront à travers le travail collectif. De cours plus près du mashup que de l’exposé à sens unique, suivant le puissant exemple du World Peace Game de John Hunter.

    Je rêve d’un monde dans lequel les enseignants auraient accès à l’expertise de l’entreprenariat : programmeur, concepteur web, etc. Dans un monde idéal, vous et moi nous parlerions davantage, partagerions dans un monde ouvert, où la créativité serait mise en commun.

    Quels moyens manquent ?

    Des équipes pour concevoir des logiciels, pour adapter du matériel. Ce n’est certainement pas les idées qui manquent. Je travaille à une plateforme de jeu sérieux pour enseigner la philosophie. Notre expertise concerne la pédagogie, le contenu disciplinaire, la dynamique de classe.

    Collaborer avec d’autres professionnels est de mise pour transformer l’énorme marché de l’éducation. Rencontrer des gens comme vous me donne l’espoir qu’une telle chose est possible.

    Par Louise Guay 

    Présidente 

    Living Lab de Montréal

    Laissez nous un commentaire



    modération à priori

    Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ? (optionnel)
    Un message, un commentaire ?
    • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

    Connexion

    514 876 0014

    Je suis abonné

    Veuillez entrer l'identifiant qui se situe sur l'étiquette-adresse de votre magazine

    Je ne suis pas abonné

    Passez à l'étape suivante

    Première connexion ? Vous recevez le magazine et vous ne vous êtes jamais connecté en ligne: Créer mon compte.

    Abonnement

    514 876 0014

    Panier d'achat

    Vous aurez très prochainement la possibilité de commander vos évènements et abonnements en ligne. En attendant, vous pouvez nous contacter au (514) 876 0014 ou par courriel. Merci de votre compréhension.