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Christine Latour directrice générale de l’Orienthèque
Chrisitne Latour est une femme qui regorge de ressources. Elle assume la direction générale de l’Orienthèque. Cette corporation existe depuis plus de douze ans mais elle a pris un rythme soutenu comparable à un moteur de voiture de course, depuis que Christine est en poste.
Qu’est ce que l’Orienthèque ? Ce sont des services d’aide à l’emploi. Elle offre aux chercheurs et chercheuses d’emploi de la MRC de Pierre-De Saurel une gamme de services gratuits et diversifiés d’aide à la recherche d’emploi tel que la conception de curriculum vitæ, de lettre de présentation ou encore des simulations d’entrevue, du counselling d’emploi et même du placement en ligne, des rencontres individuelles ou de groupe. Elle a en son sein une vingtaine de professionnels, dessert 2000 individus et plus d’une centaine d’entreprises par année.
La vision de Christine et son leadership ont permis une forte croissance de l’entreprise. Elle est également l’instigatrice d’Accès-région Pierre-De Saurel, une structure mise en place pour faciliter l’attraction, la relocalisation et l’intégration de main-d’œuvre qualifiée dans la région de Sorel-Tracy, projet ayant mené à une reconnaissance politique comme pôle en immigration qui a créé 4 emplois et a aidé plus de 500 personnes en moins d’un an. Dans un contexte où la concentration de la main d’œuvre dans les métropoles s’accentue rapidement, Christine effectue un travail colossal afin de renverser ce phénomène souvent dangereux pour certaines régions.
Votre vision a véritablement transformé l’Orienthèque dans les dernières années. Parlez-nous de vos succès ?
Tous les succès ne peuvent évidemment être attribués à moi seule. Depuis que je suis directrice générale, en seulement quatre ans et dans un contexte d’entreprise à but non lucratif, l’Orienthèque a connu une augmentation de près de 195% de son chiffre d’affaires, une augmentation de sa clientèle, qui est passée de 800 à 2000 personnes, une réingénierie complète de ses processus et de son plan marketing en plus d’une diversification de son portefeuille. Nous avons vraiment cheminé depuis mon arrivée !
Quelle a été l’idée de départ dans la création de votre projet ?
Le besoin d’une structure comme celle d’Accès-région Pierre-De Saurel faisait l’unanimité dans les concertations locales, particulièrement en raison de la rareté de main-d’œuvre qualifiée à laquelle font face les PME et les grandes entreprises de la région de Sorel-Tracy. Ayant une vision claire de la façon que devait se bâtir le financement et la mise en marché du projet, et étant accompagnée d’une équipe solide, j’ai décidé de prendre en charge ce projet de développement régional.
Pourquoi avez-vous fait le choix de devenir entrepreneure ?
Pour ma part, je ne suis pas une « entrepreneure » mais plutôt dirigeante d’entreprise. Toutefois, je considère avoir déployé des qualités d’entrepreneure au cours des dernières années : le leadership, la créativité, l’audace, le sens des affaires et le sens politique. Être à la tête d’un projet ou d’une entreprise comporte son lot d’avantages, parmi lesquels la liberté d’action et le sentiment de s’accomplir quotidiennement sont primordiaux. Mais il y a aussi certains inconvénients, j’y inclurais la pression engendrée par la gestion de plusieurs dossiers en même temps et la difficulté de maintenir nos troupes motivées à travers les étapes difficiles que nous vivons parfois.
Quelle est votre philosophie en affaires ?
Il s’agit de toujours de me donner à 100%, d’utiliser mon flair pour prévoir et amoindrir les coups durs, de miser sur les relations gagnantes et de gérer le personnel avec une approche positive mettant l’accent sur les forces et les bons coups. Cela a été une combinaison gagnante pour moi jusqu’à maintenant. J’en suis plutôt fière.
Qu’est-ce qui vous motive le plus au quotidien ?
Créer. On croit souvent que les gestionnaires ne peuvent être créatifs, car les exigences et les objectifs à atteindre sont élevés. Bien sûr qu’il faut tenir compte de cela, mais la création au service de la gestion : ça existe ! Cela consiste à mettre en œuvre en innovant et à voir vivre mes projets d’affaires. Aussi, au quotidien, j’ai toujours une maxime en tête : « ne jamais prendre nos forces et nos bons coups pour acquis et de toujours chercher à s’améliorer, à se perfectionner et à se dépasser ». J’essaie d’ailleurs de transmettre cela à mes collaborateurs.
Avez-vous un conseil à donner aux jeunes en affaires ou aux jeunes qui démarrent des projets ?
Simplement de se donner la chance d’apprendre. Selon moi, le meilleur moyen est de s’impliquer dans diverses organisations comme les chambres de commerce, les centres locaux de développement et les conseils d’administrations d’organismes ou de coopératives. Participer à l’administration d’autres instances, cela nous permet de parfaire nos méthodes de gestion, de voir notre propre entreprise d’un autre œil et d’obtenir des conseils de gens d’expérience, tout en se bâtissant un réseau durable de bonnes relations. C’est la clé de la réussite !




