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Chih-Chien Wang explore la vie de tous les jours et examine nos objets du quotidien
Souvent, quand nous allons au Musée des beaux-arts de Montréal, nous nous contentons de visiter l’exposition principale, accordant peu d’attention aux événements qui se déroulent dans d’autres salles. Au Musée, il y a notamment cette salle, le Carré d’art contemporain, dédiée à la création actuelle. Une exposition de Chih-Chien Wang, « Aussi loin que nous soyons, aussi près que je peux », vient d’y prendre l’affiche.
Chih-Chien Wang est photographe et vidéaste. Il est né à Taiwan, en 1970. Il vit et travaille à Montréal depuis 2002. Il a obtenu une maîtrise en photographie de l’Université Concordia en 2006. C’est sa première exposition muséale en solo.
Chih-Chien Wang explore la vie de tous les jours, utilisant la photographie et la vidéo pour recréer et examiner ces moments et ces objets du quotidien qui sont devenus si habituels pour nous que nous ne les voyons plus. Les images de Chih-Chien Wang offrent une vision épurée de l’objet en nous amenant vers son essence par le détail. Elles révèlent aussi une curiosité sensible pour l’autre. L’univers de l’artiste semble très personnel, mais ses références universelles invitent à la contemplation et à la fréquentation de notre intériorité.
Derrière cette exposition, il y a un parrainage. En effet, cette exposition est rattachée au programme de parrainage de la fonderie Darling auquel le Musée des beaux-arts de Montréal a participé. Avec le soutien financier du MBAM, l’artiste, qui a été sélectionné suite à un concours, a pu bénéficier d’un atelier et a reçu une bourse de production. En retour, l’artiste offrira une des oeuvres produites dans le cadre de ce programme au musée, lequel en possède déjà deux dans ses collections. Chih-Chien Wang est représenté par la galerie Pierre-François Ouellet.
« Aussi loin que nous soyons, aussi près que je peux » - photographies de Chih-Chien Wang Musée des beaux-arts de Montréal, Carré d’art contemporain (entrée gratuite) Jusqu’au 17 mars 2013
Cozic se mérite la bourse de carrière Jean-Paul Riopelle
Cozic a reçu la prestigieuse bourse de carrière Jean-Paul Riopelle 2011-2012 du Conseil des arts et des lettres du Québec (remise lors du 2e Gala des arts visuels, le 12 décembre dernier). Cette bourse récompense des artistes majeurs ayant marqué l’évolution de leur discipline par leur langage plastique innovateur.

Cozic , c’est en fait Monic Brassard et Yvon Cozic qui collaborent à la production d’œuvres, et ce, depuis plus de quarante ans. À la fois sculpteur, installateur et performeur, ce duo forme une entité qui a une signature unique. Issu du Pop Art des années soixante et très alerte face aux préoccupations actuelles de l’art contemporain, l’œuvre de Cozic est reconnue notamment pour ses installations composées de matières hétéroclites.
Cozic a marqué le milieu des arts visuels par la force et par l’audace de ses œuvres. Celles-ci font régulièrement l’objet d’expositions majeures au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Europe et au Japon. On les retrouve aussi au sein d’importantes collections publiques et privées tant au Québec qu’en Europe. Cozic est également très engagé dans des activités de sensibilisation aux jeunes du milieu scolaire québécois. Cozic vit et travaille à Longueuil. Il est représenté par la galerie Graff, tout comme Raphaëlle de Groot, artiste lauréate du Prix Sobey 2012, dont j’ai parlé dans ma précédente chronique.
Décidément, la galerie Graff est à l’honneur cet automne !
JOYEUSES FÊTES !
Cette chronique sera de retour le 9 janvier 2013.








2 Commentaires
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