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    Les changements climatiques sont aujourd’hui indéniables, et les catastrophes naturelles augmentent en nombre et en puissance partout à travers le monde. Pour l’industrie des assurances, cette réalité implique des coûts importants, mais surtout une transformation des modèles mis en place. Survol des enjeux.

    Vent, grêle, pluies diluviennes : ces phénomènes font désormais partie intégrante du paysage météorologique nord-américain et sont loin de se résorber. Par exemple, selon un rapport préparé par l’Institut de prévention des sinistres catastrophiques, les précipitations abondantes augmenteront d’environ 40 % au cours de la saison estivale et d’environ 17 % au cours de la saison hivernale d’ici 2050 à Montréal. De façon globale, un phénomène météorologique extrême qui se produisait une fois tous les 40 ans survient aujourd’hui environ tous les 7 ans.

    Les tendances récentes observées au pays démontrent par ailleurs une augmentation des réclamations d’assurance à la suite de sinistres causés par des phénomènes climatiques. L’an dernier seulement, l’industrie des assurances a dû verser 3,2 milliards de dollars en indemnités au Canada à la suite de catastrophes naturelles, un record historique. « On note clairement une augmentation chaque année des indemnités qui sont payées à la suite d’incidents météorologiques », confirme Pierre Davinsky, directeur des communications et des affaires publiques au Bureau d’assurance du Canada (BAC). « S’il est impossible de faire des prévisions précises pour les prochaines années, il est évident que ce phénomène va aller en augmentant. »

    Une industrie qui s’adapte

    Contrairement à l’assurance automobile, dont les prix diminuent tranquillement au fil du temps, les primes pour l’assurance habitation augmentent partout depuis quelques années, notamment en réaction aux coûts engendrés par les sinistres naturels. « Le défi, c’est d’arriver à s’adapter à ces changements afin de continuer à offrir un produit abordable à nos consommateurs », explique Christine Lefebvre, vice-présidente en assurance des particuliers chez Intact Corporation financière. Selon un sondage mené en 2010 par l’Autorité des marchés financiers auprès des assureurs de dommages exerçant au Québec, la plupart d’entre eux intègrent les changements climatiques dans leur plan de gestion des risques et les considèrent dans leur stratégie. Concrètement, en matière d’impacts, on remarque que les compagnies commencent à modifier leur façon de faire des affaires. « C’est certain que ça amène les assureurs à être plus diligents sur le plan de l’évaluation des risques », explique Pierre Davinsky. « Quand ils prennent un nouveau client, ils vont regarder l’historique de plus près et dans certains cas peuvent limiter des couvertures. » En gros, la tarification doit désormais refléter les risques réels.

    Du côté de la compagnie d’assurances et services financiers La Capitale, on veut éviter que le contrat d’assurance ne se transforme en contrat d’entretien. « On veut protéger contre les événements fortuits, mais le client a aussi sa part de responsabilité », avance François Dumas, vice-président à l’actuariat, assurances et à l’intelligence d’affaires chez La Capitale. C’est pourquoi l’entreprise est désormais un peu plus exigeante envers ses assurés. « On va nécessiter que le toit soit changé s’il est trop vieux, par exemple, ou encourager l’installation d’un clapet », précise-t-il.

    Chez Intact, on est également plus rigoureux au moment de la souscription aux assurances. « Nous avons ajouté quelques variables dans notre questionnaire de base. Il y a dix ans, on ne demandait pas l’âge de la toiture », explique Christine Lefebvre. Elle ajoute par ailleurs que son entreprise tente également des incitatifs positifs afin de miser sur la prévention des sinistres. Par exemple, la compagnie offre à ses clients des rabais sur l’achat d’un système d’alarme avec détecteur de fuite d’eau. Certains systèmes incluent même un « coupeur d’eau », qui arrête l’eau de couler dès qu’il y a signe d’inondation. En adhérant à ces systèmes, les assurés ont également droit à un rabais sur la prime d’assurance habitation. Des rabais sur la prime sont également consentis lorsque la toiture ou le chauffe-eau sont neufs, ou encore lors de l’installation d’un clapet antiretour. Il faut dire que les sinistres causés par l’eau représentent 40 % des réclamations, ce qui a doublé depuis la dernière décennie. « Ces mesures sont très récentes. Nous tentons de nous adapter aux nouvelles réalités tout en sensibilisant nos clients », explique Christine Lefebvre.

    Opération sensibilisation

    Tous s’entendent pour dire que la première étape demeure justement la sensibilisation auprès des citoyens. « Moins il y a de sinistres, plus on peut garder le coût de l’assurance habitation à un niveau raisonnable », confirme Pierre Davinsky. « La sensibilisation est donc un effort continu à l’avantage de tous. » Le BAC a d’ailleurs mis sur pied un site Internet d’information prodiguant de nombreux conseils pratiques pour se prémunir contre les intempéries. Même son de cloche du côté de La Capitale et d’Intact, qui ont aussi des outils en ligne pour informer les citoyens. « La population est beaucoup plus avisée qu’il y a dix ans, mais il y a encore du chemin à faire », explique François Dumas.

    Mais ce dernier précise que la population n’est pas la seule à devoir être sensibilisée. Le gouvernement a aussi la responsabilité de mettre en place les modifications nécessaires. « Non seulement il y a de plus en plus de béton et moins d’herbe (qui absorbe l’eau), mais en plus les infrastructures sont désuètes », dit-il. Pierre Davinsky confirme que l’industrie des assurances de même que les différentes municipalités veulent encourager le gouvernement à injecter de l’argent dans les infrastructures souterraines, notamment. « Il y a clairement un retard », affirme-t-il. « Or, une ville dont les égouts sont déficients amène beaucoup d’inconvénients aux citoyens. »

    Intact Corporation financière est d’ailleurs impliquée dans un vaste projet d’étude sur les changements climatiques, en collaboration avec l’Université Waterloo. Quelque 80 groupes d’experts travaillent sur le Projet d’adaptation aux changements climatiques, incluant les municipalités. « La recherche a deux volets : évaluer les risques futurs et orienter les recherches pour s’y adapter », explique Christine Lefebvre. Parallèlement, la compagnie d’assurance et l’Université de Waterloo ont récemment annoncé le lancement d’une initiative nationale visant la mise en œuvre de 20 projets concrets d’adaptation aux changements climatiques. Ces derniers ont été conçus pour réduire les impacts matériels, financiers et sociaux des événements météorologiques extrêmes.

    Une chose est sûre : les changements climatiques bouleversent les modèles et les structures en place, et il est dans l’intérêt de tous d’y être moins vulnérables.

    Par Takwa Souissi

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