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Avec la pédagogie inversée, l’élève recherche et s’approprie l’information par lui-même
On cherche désespérément l’approche, la manière, le truc, et quoi encore. Peut-être une recette « miracle » qui amènerait encore plus d’élèves à obtenir leur diplôme, minimalement du secondaire, qui réduirait le taux de décrochage, qui hausserait la scolarisation à l’enseignement supérieur, bref qui ferait de l’école, quel que soit le niveau, un lieu d’intérêt pour tous ceux qui la fréquentent.
Un grand idéal, mais bon… Nous sommes remplis d’espoir en début d’une nouvelle année.
À l’école, les expérimentations pédagogiques se multiplient, et certains enseignants se tournent depuis quelque temps vers la pédagogie inversée. Ces deux mots juxtaposés vous disent sûrement quelque chose, car, récemment, le concept a fait l’objet de nombreux reportages.
Qu’en est-il au juste ?
Dans une classe traditionnelle, l’enseignant transmet le savoir à ses élèves en même temps, au moment où ils sont tous réunis dans un même lieu physique ou en classe virtuelle (synchrone). Afin de s’assurer que la matière a bien été assimilée, mais aussi pour pousser l’apprentissage plus loin, il leur demande de faire des exercices et des devoirs, souvent seuls, en dehors du cadre scolaire.
En situation de pédagogie inversée, c’est tout le contraire : l’enseignant n’est plus l’unique source de transmission du savoir puisque l’élève, par lui-même et en dehors de la classe, recherche et s’approprie l’information à apprivoiser, dont la thématique a été identifiée au préalable par son professeur. Ce dernier dépose des documents sur un site restreint ou un Intranet ou encore, oriente son élève vers des sites Internet qui complètent les connaissances acquises.
Ainsi, l’élève, de façon autonome, est responsable en partie de la portion théorique de son cours. Rendu en classe, avec ses collègues, il se concentre sur l’apprentissage pratique par des exercices et des problèmes à résoudre.
L’enseignant est alors disponible pour le soutenir, l’accompagner, le guider et le conseiller, un peu à la manière d’un coach.
La classe devient un lieu interactif où on valide les connaissances. Cette approche est convergente avec l’utilisation des technologies et peut contribuer à intéresser à l’école les plus récalcitrants, selon des experts.
Ils voient en effet dans la « flip classroom » comme on l’appelle en anglais, un moyen de réinventer l’école dans un contexte où l’Internet, devenu l’outil de recherche et d’échange de l’information, bouscule la classe telle qu’on la connaît. Les plus jeunes générations veulent apprendre autrement ; ça, nous le savons. Mais comment ? Ça reste à déterminer.
L’interactivité qu’entraîne la pédagogie inversée pourrait s’avérer un moyen de rejoindre cette nouvelle clientèle et de rendre l’école plus dynamique et plus adaptée à la réalité d’aujourd’hui.
Une autre mode ? Trop tôt pour le dire. Mais chose certaine, la pédagogie inversée n’est pas un phénomène si récent puisqu’elle remonte aux années 90. Sa popularité actuelle s’expliquerait, entre autres, par une utilisation accrue des technologies et médias sociaux dans les cours ; on pense à la tablette électronique de plus en plus présente au secondaire.
En googlant « Pédagogie inversée », il est possible de consulter des articles à lire sur le sujet. Le site de l’APOP (Association pour les applications pédagogiques de l’ordinateur au postsecondaire) y fait également état.







