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  • Amina Gerba, presidente de Karillis, Kariderm et Afrique Expansion

    Trente ans après son arrivée au Québec, Amina Gerba préside trois entreprises. Karillis, Kariderm et Afrique Expansion lui ont permis de bâtir un nombre considérable de ponts entre le Canada et le Cameroun, sa terre natale. L’entrepreneure s’est confié à Premières en affaires à la veille du lancement de la 31e édition du festival de cinéma, dont elle est la marraine cette année.

    Par Colin Côté-Paulette

    On connaît Amina Gerba comme une femme d’affaires, mais vous êtes aussi une femme de culture ?

    Tout-à-fait, durant mon enfance j’ai beaucoup pratiqué la danse et le chant. Je suis une grande cinéphile aussi, d’où mon intérêt pour le festival, puisque je connais bien ce cinéma, même si je n’ai plus autant de temps pour les films qu’avant ! En même temps, tout ce que je fais me passionne, je ne calcule donc pas le temps que j’y met.

    Vous parlez souvent du besoin de faire la promotion des ressources et de la richesse de l’Afrique, la culture en fait-elle aussi partie ?

    Bien sûr ! Connaître un pays passe d’abord par la culture. Comment les gens vivent, quelles sont les mœurs, on retrouve toutes ces réalités de la vie quotidienne dans le cinéma africain. Au Cameroun, il y a Bassek Ba Kobhio, un très grand réalisateur dont les œuvres peuvent vous faire découvrir le pays. Il y a d’ailleurs des tonnes de bons réalisateurs en Afrique.

    64% de la population camerounaise a moins de 25 ans. Avec toute cette main-d’œuvre, le Cameroun manque-t-il d’entrepreneurs ?

    Non, presque tous les Camerounais sont entrepreneurs dans l’âme. Il faut savoir que le taux de scolarisation de ces jeunes est d’environ 75%, ce qui fait du Cameroun l’un des pays les plus scolarisés d’Afrique. Ce sont donc énormément de ressources humaines bien formées. Tout ce qui manque finalement, ce sont des ressources financières ainsi que des partenaires qui donnent accès à la technologie aux Camerounais. Il faut défaire les préjugés des entreprises d’ici et les encourager à aller en Afrique. Ils y trouveront toutes les ressources dont ils ont besoin.

    Si on compare le Québec au Cameroun, manque-t-on d’entrepreneurs ici ?

    Je ne dirais pas ça. Il y a beaucoup de PME au Québec. Les pays africains gagneraient à appliquer ce modèle.

    Quels sont les défis qui attendent l’Afrique ?

    Le développement durable. Tout le monde connaît maintenant le potentiel du continent. L’Afrique, c’est 54 pays ! Les marchés africains attirent maintenant la Chine, la Turquie, entre autres. Le Canada ne doit pas manquer sa chance d’ailleurs, mais les entreprises qui vont se rendre en Afrique doivent faire attention. Elles vont travailler avec des ressources naturelles, des populations locales. Il doit y avoir des retombées pour ces communautés.

    J’emploie 2000 femmes au Burkina Faso pour récolter et produire le beurre de karité, ressource essentielle de deux de mes entreprises, Karillis et Kariderm. On a décidé de créer un fond de solidarité. Sur chaque produit acheté, un nombre de points est comptabilisé et à la fin de l’année ces points sont remis en argent aux femmes. Il faut dire que c’est un travail très laborieux pour elles. De plus, le fait qu’on ait développé une traçabilité de la production du beurre permet de certifier qu’il est biologique et donc de lui ajouter de la valeur.

    Avez-vous des conseils pour les futurs entrepreneurs ?

    Les entrepreneurs québécois doivent élargir leurs horizons. Ils doivent sortir du marché nord-américain pour aller voir ailleurs. L’Afrique, à cause de l’image que les médias véhiculent a tendance a faire peur. Pourtant, tout s’y passe. Il faut avoir le courage d’y aller. Les entrepreneurs camerounais eux, doivent se trouver des partenaires d’ailleurs. Tout est à faire dans ces pays. Tout le monde est gagnant de se rencontrer.

    Le Festival Vues d’Afrique se déroulera du 29 avril au 3 mai 2015

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